Fêtes nationales-une petite intro

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Calendrier liturgique

Fêtes nationales – une petite intro

C’est la saison des fêtes nationales.

Les Québécois célèbrent la leur le 24 juin (initialement, la Saint-Jean-Baptiste). Les Canadiens célèbrent la fête du Canada le 1er juillet. Nos voisins du Sud commémorent leur indépendance le 4 juillet et nos cousins français leur fédération le 14.

J’avoue que je n’ai jamais été très patriotique. Je n’ai jamais pris part à ces célébrations. Pour moi, ces jours marquent simplement des congés très appréciés en attendant les vacances d’été.

Alors, pourquoi les inclure dans mon calendrier liturgique?

Simplement parce que c’est une occasion de réflexion…

Deux réalités spirituelles en tension

Juste avant sa mort, dans la dernière prière que le Seigneur Jésus a adressée à Dieu le Père en faveur de ses disciples, il a dit ceci :

« À présent, je retourne auprès de toi, et je dis tout cela pendant que je suis encore dans le monde, pour qu’ils possèdent en eux cette joie qui est la mienne, une joie parfaite. Je leur ai donné ta Parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils ne lui appartiennent pas, comme moi-même je ne lui appartiens pas. Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les préserver du diable. Ils n’appartiennent pas au monde, comme moi-même je ne lui appartiens pas.
Consacre-les par la vérité. Ta Parole est la vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les y envoie. Et je me consacre moi-même à toi pour eux, pour qu’ils soient, à leur tour, consacrés à toi par la vérité. » (1)

Le Seigneur mentionne deux endroits : « auprès de Dieu » et « dans le monde ».

Jésus est venu « dans le monde » pour expier les péchés de l’humanité, puis il est retourné « auprès du Père ».

Ses disciples – ceux qui croient que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qui possèdent ainsi la vie en son nom (2) – demeurent « dans le monde ». Ils ne lui appartiennent pas, au monde, mais ils y sont. Plus même, Jésus les y envoie pour proclamer le message qu’ils ont eux-mêmes reçu et cru.

Deux réalités spirituelles :

  • le croyant n’appartient pas au monde;
  • mais Jésus l’envoie dans le monde.

Et ces deux réalités mettent le croyant en tension.

Nous n’appartenons pas au monde, mais nous devons y vivre. Le Seigneur nous appelle à rejeter la corruption du monde, et en même temps, nous devons être « sel et lumière » (3) auprès des gens qui souffrent des conséquences de cette corruption. Nous devons rechercher « les réalités d’en haut, là où se trouve le Christ, qui siège à la droite de Dieu » (4), tout en aimant notre prochain concrètement, en actions et pas seulement en paroles (5).

Une double citoyenneté?

Citoyen : Personne qui vit dans un État, considérée du point de vue de ses droits et de ses devoirs civils et politiques. (6)

Le prophète Jérémie a encouragé les Juifs en exil à rechercher la prospérité de la ville où ils étaient déportés. (7)

L’auteur de la lettre aux Hébreux dit que les croyants sont « étrangers et voyageurs sur la terre », et que leur vraie patrie est au ciel. (8)

Mais le Seigneur Jésus lui-même a dit de « rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ». (9)

Et l’apôtre Paul a dit que les croyants étaient « ambassadeurs au nom du Christ ». (10)

Oui, bien sûr, il y a un contexte à chacune de ces déclarations. Je n’ai fait que les jeter pêle-mêle dans mon texte, conscient qu’elles sont difficiles à réconcilier les unes avec les autres et qu’elles produisent de la confusion.

Mais justement… De tout temps, les croyants ont cherché des appuis dans les Écritures pour valider leur position par rapport à la société, par rapport au monde. Dans quelle mesure doivent-ils s’y engager, ou s’en séparer?

Nous voulons être de bons citoyens, conscients de nos devoirs et de nos responsabilités. Nous voulons aussi honorer Dieu par une vie juste et sainte. Quelle position devons-nous adopter face au monde?

C’est là ma réflexion. Et lorsque l’occasion se présente, je lis des livres sur le sujet. La période des fêtes nationales me donnera donc l’occasion de vous partager ce que j’ai retenu de mes lectures et dans quelle mesure cela contribue à ma réflexion.

J’espère que cela contribuera aussi à la vôtre.

 

Fraternellement en Jésus,

 

Éléazar, le moine belliqueux
_______________
Tous les passages cités sont tirés de La Bible du Semeur (Colorado Springs : Biblica, 2000).

(1) Évangile selon Jean, chapitre 17, versets 13 à 19; gras et italique ajoutés.
(2) Voir l’Évangile selon Jean, chapitre 20, verset 31.
(3) Évangile selon Matthieu, chapitre 5, versets 13 à 16.
(4) Lettre de l’apôtre Paul aux Colossiens, chapitre 3, verset 1.
(5) Voir la parabole du bon Samaritain (Évangile selon Luc, chapitre 10, versets 25 à 37), et la réflexion sur la foi et les œuvres de Jacques (Lettre de Jacques, chapitre 2).
(6) Dictionnaire Antidote 8 v5 (Druide Informatique, 2015).
(7) Voir le Livre du prophète Jérémie, chapitre 29, versets 4 à 7.
(8) Lettre aux Hébreux, chapitre 11, versets 13 et 16.
(9) Évangile selon Matthieu, chapitre 22, verset 21.
(10) Deuxième lettre de l’apôtre Paul aux Corinthiens, chapitre 5, verset 20.

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