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Bric-à-brac - Homélie

Le plan de Dieu et l’Évangile

Note : à moins d’indications, tous les versets cités sont tirés de la Bible du Semeur
(Colorado Springs : Biblica, 2000).

Vous avez déjà vu le genre de borne repère de l’image ci-dessus, n’est-ce pas? Sur un plan d’évacuation, sur le plan d’un grand centre d’achats, ou sur une carte de Google Map. Lorsque nous sommes désorientés ou égarés, cette petite épingle permet de nous situer en nous montrant notre position par rapport à une vue d’ensemble du lieu où nous sommes. Nous pouvons ensuite nous diriger en fonction des informations trouvées.

En 2020, notre vie à chacun a été bouleversée par la pandémie du coronavirus. Après six mois, nous sommes encore constamment en ajustement, au milieu des tensions sociales que provoquent le déconfinement et la crainte de la deuxième vague. Sans compter les drames qui continuent de secouer les communautés, que ce soit au niveau local ou international, ainsi que les divers événements — tristes ou joyeux — qui viennent bousculer notre quotidien. Vous sentez-vous un peu désorienté(e)?

Avec ce texte, je ne prétends pas vous présenter la solution miracle qui vous donnera absolument toutes les réponses. Non. J’aimerais simplement vous aider à trouver cette borne repère qui permettra de vous situer. Et j’aimerais vous suggérer que cette borne repère, c’est l’Évangile.

En effet, l’Évangile permet de nous situer dans le plan de Dieu et nous donne de l’espérance face aux difficultés de la vie.

Mais d’abord…

L’Évangile, c’est quoi?

Si vous n’êtes pas familier avec la Bible, pour vous, l’Évangile fera peut-être référence à l’enseignement de Jésus de façon générale. Pour d’autres, ce sera peut-être simplement le titre de chacun des quatre premiers livres du Nouveau Testament, où sont consignées la vie et les paroles de Jésus : l’Évangile selon l’apôtre Matthieu, selon Marc, selon Luc et selon l’apôtre Jean.

Voici justement comment débute la version que Marc nous donne : « C’est ainsi qu’a commencé la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, le Fils de Dieu… » (Marc 1.1), ou dans une autre traduction : « Voici le commencement de l’Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu… » (idem, Segond 21 [1]).

Comme le montrent ces deux traductions, le mot évangile veut dire littéralement bonne nouvelle. L’Évangile est donc un message, une nouvelle, le récit de quelque chose qui est annoncé.

Le personnage principal de ce récit est Jésus-Christ, le Fils de Dieu. C’est ce que Jésus a accompli qui fait de ce récit une bonne nouvelle. Nous y reviendrons dans un instant.

Le récit que Marc fait commence par l’accomplissement d’une prophétie d’Ésaïe. Ce prophète a vécu à la fin 8e et au début 7e siècle avant notre ère, soit il y a plus de 2 750 ans. La prophétie dont Marc parle annonçait la venue d’un messager qui préparerait l’arrivée du Messie, l’arrivée du libérateur (Marc 1.2-3). Ce messager était Jean-Baptiste, lequel « appelait les gens à se faire baptiser pour indiquer qu’ils changeaient de vie, afin de recevoir le pardon de leurs péchés. » (v. 4) Jean proclamait : « Après moi va venir quelqu’un qui est plus puissant que moi. […] Moi, je vous ai baptisés dans l’eau, mais lui, il vous baptisera dans le Saint-Esprit. » (v. 7-8)

J’aimerais souligner deux choses que cette prophétie accomplie ajoute à notre compréhension de l’Évangile. D’abord, l’Évangile est au centre d’un récit plus gros, que l’on pourrait appeler le plan de Dieu pour l’humanité. La prophétie d’Ésaïe, faite des siècles avant l’événement, n’est qu’une prophétie parmi tant d’autres qui annonçaient les événements qui constituent l’Évangile. En fait, l’Évangile se prépare depuis que l’humanité est sur la terre, et même avant. Encore une fois, nous y reviendrons dans un instant.

Ensuite, l’Évangile demande une préparation ou une prédisposition de la part de ceux et celles qui l’entendent. Jean-Baptiste proclamait : « Changez d’attitude, car le royaume des cieux est proche. » (Matthieu 3.2; Segond 21) Puis, les gens se faisaient baptiser — c’est-à-dire, plonger dans l’eau — pour indiquer qu’ils changeaient de vie. De même, l’Évangile invite les auditeurs à y répondre.

Poursuivons maintenant avec quelques versets qui nous montreront rapidement le contenu essentiel de l’Évangile…

L’évangéliste Marc a rapporté une parole importante de Jésus. Celui-ci a dit : « Le Fils de l’homme n’est pas venu pour se faire servir, mais pour servir lui-même et donner sa vie en rançon pour beaucoup. » (Marc 10.45) Ici, Jésus parle de lui-même, en utilisant l’expression Fils de l’homme, et annonce qu’il allait donner sa vie en sacrifice. Ainsi, l’Évangile, c’est le message de Jésus qui se sacrifie en rançon pour beaucoup. (Une rançon, c’est quelque chose « que l’on doit donner en échange de la liberté de quelqu’un qui est retenu prisonnier. » [2])

Ailleurs, l’apôtre Jean dit à la fin de son livre :

« Jésus a accompli, sous les yeux de ses disciples, encore beaucoup d’autres signes miraculeux qui n’ont pas été rapportés dans ce livre. Mais ce qui s’y trouve a été écrit pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous possédiez la vie en son nom. » (Jean 20.30-31)

On voit ici que le but de l’Évangile, c’est que les gens qui entendent le message croient que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant ainsi ils aient la vie en son nom.

Finalement, l’apôtre Paul dit :

« Mes frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée, que vous avez reçue et à laquelle vous demeurez attachés. C’est par elle que vous êtes sauvés si vous la retenez telle que je vous l’ai annoncée; autrement vous auriez cru en vain.
« Je vous ai transmis, comme un enseignement de première importance, ce que j’avais moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Écritures; il a été mis au tombeau, [et] il est ressuscité le troisième jour, comme l’avaient annoncé les Écritures. » (1 Corinthiens 15.1-4)

On voit ici que l’Évangile, le message que l’apôtre Paul annonçait, proclamait que le Christ est mort pour nos péchés, qu’il a été mis au tombeau et qu’il est ressuscité le troisième jour, que l’Évangile ainsi proclamé était conforme à ce qu’avaient annoncé les Écritures, et que croire en ce message procure le salut.

Alors, si on résume les informations recueillies jusqu’à maintenant, on peut dire que l’Évangile :

  • est un message, une bonne nouvelle qui nous est annoncée
  • est un message au sujet de Jésus-Christ, le Fils de Dieu, qui se sacrifie en rançon pour beaucoup; en effet, Jésus est mort pour nos péchés, il a été mis au tombeau et il est ressuscité le troisième jour;
  • demande une réponse de la part de ceux et celles qui l’entendent; en effet, croire en ce message procure le salut; les gens qui croient que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, ont la vie en son nom;
  • est au centre d’un récit plus gros — le plan de Dieu pour l’humanité — que les Écritures — c’est-à-dire, la Bible — annoncent.

Je suis conscient que pour certains, ces quelques déclarations suscitent peut-être davantage de questions qu’elles n’offrent de réponses. Essayons de remettre les choses en perspective : puisque l’Évangile permet de nous situer dans le plan de Dieu, prenons du recul et parlons un peu de ce plan de Dieu pour l’humanité.

L’Évangile et le plan de Dieu

Avant d’aller plus loin, j’aimerais faire deux remarques.

D’abord, l’expression le plan de Dieu sonnera probablement comme du jargon religieux aux oreilles de certaines personnes, et avec raison. Mais imaginez que moi, je vous dis : « J’ai un plan! », qu’y a-t-il à comprendre de cette déclaration? Eh bien, cela implique probablement que vous et moi, nous sommes devant un problème, que nous en avons peut-être discuté, et que j’ai pensé à une solution qui comporte quelques étapes que nous devrons exécuter si vous acceptez ce plan, n’est-ce pas? Cela a du sens?…

Alors, voilà! Dieu a un plan! L’humanité est devant un problème en ce qui touche sa relation avec Dieu, mais Dieu offre une solution. C’est le plan de Dieu pour l’humanité.

Ensuite, pour vous aider à bien saisir ce problème de l’humanité face à Dieu, ce problème qui nécessite un plan d’intervention, j’aimerais vous donner une illustration…

Avez-vous déjà essayé de servir de la crème glacée très dure avec une cuillère à soupe?… Oui? Et qu’est-il arrivé?… Le manche s’est pratiquement plié en deux, n’est-ce pas? Et essayez de le redresser maintenant : impossible! Vous ne réussirez jamais à rétablir la courbure originale. Dorénavant, cette cuillère porte la marque qu’on a fait avec elle ce qui n’était pas « permis », ce pour quoi elle n’était pas faite.

Ou encore, ce couteau que vous avez utilisé comme tournevis… Maintenant, le bout de la lame est légèrement gauchi… Impossible de la redresser parfaitement. Dorénavant, ce couteau tordu témoigne qu’on a fait avec lui ce qu’on n’aurait pas dû faire.

Ici, à la maison, nous avons une petite fourchette qui a une seule dent légèrement pliée vers l’arrière. J’ignore comment c’est arrivé, ce qu’on a essayé de faire avec. Mais quand je la vois, je sais qu’on l’a utilisé pour faire quelque chose pour laquelle elle n’était pas faite. Et elle en porte dorénavant la marque.

C’est un peu la même chose pour l’humanité devant Dieu : quand Dieu nous regarde, il voit des hommes « tordus » et des femmes « déformées ». Nous portons la marque qui montre que nos ancêtres Adam et Ève ont fait quelque chose qui n’était pas permis, quelque chose pour laquelle ils n’avaient pas été faits. Cette marque, c’est le péché qui est en nous, à cause de la désobéissance de nos premiers parents.

On peut lire l’événement dans le livre de la Genèse, au chapitre 3…

Au début, Dieu avait créé l’homme et la femme parfaits, et ces derniers devaient être les représentants de Dieu au milieu de sa création. Dieu leur avait défendu une seule chose : de manger du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, faute de quoi ils mouraient.

« L’homme et sa femme étaient tous deux nus sans en éprouver aucune honte. […]
« Alors la femme vit que le fruit de l’arbre [défendu] était bon à manger, agréable aux yeux, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence. Elle prit donc de son fruit et en mangea. Elle en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il en mangea. Aussitôt, les yeux de tous deux s’ouvrirent et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. Alors ils se firent des pagnes en cousant ensemble des feuilles de figuier. […]
« L’Éternel Dieu appela l’homme et lui demanda : “Où es-tu?” Celui-ci répondit : “Je t’ai entendu dans le jardin et j’ai eu peur, car je suis nu; alors je me suis caché.” Dieu dit : “Qui t’a appris que tu es nu? Aurais-tu mangé du fruit de l’arbre dont je t’avais défendu de manger?” […]
« L’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des vêtements de peaux pour les habiller. Puis il dit : “Voici que l’homme est devenu comme l’un de nous pour le choix entre le bien et le mal. Maintenant il ne faut pas qu’il tende la main pour cueillir aussi du fruit de l’arbre de la vie, qu’il en mange et qu’il vive éternellement.” Alors l’Éternel Dieu le chassa du jardin d’Éden… » (Genèse 2.25; 3.6-7, 9-11, 21-23)

C’est donc à ce moment que l’homme et la femme sont devenus « tout croches »… En ayant fait quelque chose de défendu, ils sont devenus « tordus ». Dorénavant, ils ne pouvaient plus remplir le mandat pour lequel ils avaient été faits. La relation entre l’humanité et Dieu son créateur était brisée, et la mort était entrée dans le monde et allait s’étendre à tous. C’est pourquoi l’apôtre Paul dit que « la faute d’un seul a eu pour conséquence la mort de beaucoup » (Romains 5.15a). C’était ça, le problème.

Alors, qu’a fait Dieu? Il aurait pu tout détruire et recommencer à zéro. Mais parce qu’il aimait cette humanité qu’il avait créée, parce qu’il nous aimait, il a élaboré un plan pour nous sauver de cette mort. Toutefois, ce plan devait satisfaire la justice : une offense avait été commise, la pénalité devait s’appliquer, c’est-à-dire, la mort. La solution de Dieu était de s’offrir lui-même en substitut, en la personne de son Fils Jésus-Christ.

Ainsi, l’apôtre Paul dit :

« Lorsque le moment fixé par Dieu est arrivé, il a envoyé son Fils, né d’une femme et placé par sa naissance sous le régime de la Loi, pour libérer ceux qui étaient soumis à ce régime. Il nous a ainsi permis d’être adoptés par Dieu comme ses fils. » (Galates 4.4-5)

De même, l’apôtre Pierre :

« Dès avant la création du monde, Dieu avait choisi [le Christ] pour [verser son sang précieux en sacrifice pour vous], et il a paru, dans ces temps qui sont les derniers, pour agir en votre faveur. » (1 Pierre 1.20)

Dès le début — et même avant! —, Dieu avait élaboré son plan pour l’humanité avec l’Évangile en plein milieu! Et ainsi, « la grâce de Dieu accordée gratuitement par un seul homme, Jésus-Christ, a surabondé pour beaucoup », nous dit encore l’apôtre Paul (Romains 5.15b).

Ce moment se déroulait tout au début du plan de Dieu. Il y a un autre moment fixé dans ce plan. À la fin, Dieu jugera tout homme et toute femme sur la base de sa réponse à l’Évangile : tous ceux et celles qui auront cru que Jésus-Christ est le Fils de Dieu et qu’il a donné sa vie en rançon pour eux, tous ces gens auront la vie; mais tous ceux et celles qui auront refusé de croire devront porter eux-mêmes la peine de leurs fautes et seront jetés dans l’étang de feu (voir Apocalypse 20.11-15). Ensuite, Dieu renouvellera les cieux et la terre pour restaurer sa création telle qu’elle devait être (Apocalypse 21).

Alors, et nous maintenant?…

L’Évangile et nous

Au début de mon enseignement, j’ai suggéré que l’Évangile permet de nous situer dans le plan de Dieu et nous donne de l’espérance face aux difficultés de la vie.

Alors, où en sommes-nous?… Comment décrire notre situation en 2020?…

Pandémie et confinement. Chômage. Faillites. Rentrée scolaire problématique. Tensions raciales. Manifestations. Enlèvement et meurtres. Divorces. Catastrophes. Accidents. Tout cela était dans les bulletins de nouvelles des derniers mois. Et on pourrait continuer d’énumérer plein d’événements ou de situations, plus ou moins personnelles, qui nous touchent de plus ou moins près, et qui viennent créer un gros nuage sombre autour de nous…

Comment l’Évangile nous permet-il de nous situer et nous donne-t-il de l’espérance?…

Permettez-moi de vous citer un texte assez long que l’apôtre Paul a écrit aux croyants de Rome :

« Puisque nous avons été déclarés justes en raison de notre foi, nous sommes en paix avec Dieu grâce à notre Seigneur Jésus-Christ. Par lui, nous avons eu accès, au moyen de la foi, à ce don gratuit de Dieu dans lequel nous nous trouvons désormais établis; et notre fierté se fonde sur l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.
« Mieux encore! Nous tirons fierté même de nos détresses, car nous savons que la détresse produit la persévérance, la persévérance conduit à la victoire dans l’épreuve, et la victoire dans l’épreuve nourrit l’espérance. Or, notre espérance ne risque pas d’être déçue, car Dieu a versé son amour dans nos cœurs par l’Esprit saint qu’il nous a donné.
« En effet, au moment fixé par Dieu, alors que nous étions encore sans force, le Christ est mort pour des pécheurs. À peine accepterait-on de mourir pour un juste; peut-être quelqu’un aurait-il le courage de mourir pour le bien. Mais voici comment Dieu nous montre l’amour qu’il a pour nous : alors que nous étions encore des pécheurs, le Christ est mort pour nous.
« Donc, puisque nous sommes maintenant déclarés justes grâce à son sacrifice pour nous, nous serons, à plus forte raison encore, sauvés par lui de la colère à venir.
« Alors que nous étions ses ennemis, Dieu nous a réconciliés avec lui par la mort de son Fils; à plus forte raison, maintenant que nous sommes réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie. Mieux encore : nous plaçons désormais notre fierté en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a obtenu la réconciliation. » (Romains 5.1-11)

Croire l’Évangile nous permet de prendre du recul par rapport à toutes ces choses qui constituent notre vie, afin de les mettre en perspective dans le plan de Dieu. On ne les regarde plus de l’intérieur, comme si elles nous prenaient au piège, mais de l’extérieur. Si nous croyons que Jésus-Christ a donné sa vie en rançon pour nous, nous savons que nous sommes réconciliés avec Dieu et que toutes ces choses ne déterminent pas notre avenir ultime. C’est ainsi que nos détresses finissent par nourrir notre espérance, comme le dit l’apôtre Paul.

De plus, ce changement de perspective que produit l’Évangile dans notre vie n’est pas seulement quelque chose de théorique qui fait flotter notre tête dans les nuages, mais qui nous rend déconnectés de ce qui se passe ici-bas. Au contraire, il nous invite à faire une évaluation concrète et pratique de ces mêmes choses qui nous désorientaient.

En effet, dans sa Lettre aux Colossiens, l’apôtre Paul dit :

« Vous êtes aussi ressuscités avec le Christ : recherchez donc les réalités d’en haut, là où se trouve le Christ, qui siège à la droite de Dieu. De toute votre pensée, tendez vers les réalités d’en haut, et non vers celles qui appartiennent à la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. Le jour où le Christ apparaîtra, lui qui est votre vie, alors vous paraîtrez, vous aussi, avec lui, en partageant sa gloire. […]

Oui, jusqu’ici c’est plutôt abstrait, mais Paul enchaine avec des instructions très concrètes :

« Ainsi, puisque Dieu vous a choisis pour lui appartenir et qu’il vous aime, revêtez-vous d’ardente bonté, de bienveillance, d’humilité, de douceur, de patience — supportez-vous les uns les autres, et si l’un de vous a quelque chose à reprocher à un autre, pardonnez-vous mutuellement; le Seigneur vous a pardonné : vous aussi, pardonnez-vous de la même manière. Et, par-dessus tout cela, revêtez-vous de l’amour qui est le lien par excellence. Que la paix instaurée par le Christ gouverne vos décisions. Car c’est à cette paix que Dieu vous a appelés pour former un seul corps. Soyez reconnaissants. » (Colossiens 3.1-4, 12-15)

Nous ayant remplis d’assurance à cause de l’Évangile, l’Esprit saint dans notre cœur nous invite maintenant à faire face à toutes ces choses qui nous désorientaient, avec humilité, bienveillance, douceur, patience. Nous sommes le sel de la terre (voir Matthieu 5.13) : quel « assaisonnement » pouvons-nous ajouter à tout ça pour glorifier Dieu? Nous sommes la lumière du monde (voir Matthieu 5.14) : quel reflet de Jésus pouvons-nous jeter sur ces circonstances?

Nous devons aussi nous demander dans quelle mesure nous contribuons de façon négative à ces situations : dans quelle mesure sommes-nous une partie du problème? Devons-nous nous repentir d’un péché et demander pardon? Devons-nous pardonner à quelqu’un? Que la paix instaurée par le Christ gouverne nos décisions, et par-dessus tout, revêtons-nous de l’amour, nous rappelle Paul.

Ainsi, l’Évangile permet de nous situer dans le plan de Dieu et nous donne de l’espérance face aux difficultés de la vie en y faisant face avec assurance, sous la direction de l’Esprit.

Conclusion

Voilà!

J’espère que cet enseignement a pu vous apporter quelques encouragements face aux difficultés que vous vivez. Si vous avez besoin d’en parler, n’hésitez pas à contacter un frère ou une sœur en qui vous avez confiance, ou un des anciens de l’Église, ou moi si vous avez une question.

Pour terminer, en guise de prière finale, j’aimerais simplement vous citer un extrait du premier chapitre de la Lettre de l’apôtre Paul aux Colossiens :

« Depuis le jour où nous avons entendu parler de vous, nous aussi, nous ne cessons de prier Dieu pour vous. Nous lui demandons qu’il vous fasse connaître pleinement sa volonté, en vous donnant, par le Saint-Esprit, une entière sagesse et un parfait discernement. Ainsi vous pourrez avoir une conduite digne du Seigneur et qui lui plaise à tous égards. Car vous porterez comme fruit toutes sortes d’œuvres bonnes et vous ferez des progrès dans la connaissance de Dieu. Dieu vous fortifiera pleinement à la mesure de sa puissance glorieuse, pour que vous puissiez tout supporter et persévérer jusqu’au bout — et cela avec joie. Vous exprimerez votre reconnaissance au Père qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage qu’il réserve dans son royaume de lumière à ceux qui lui appartiennent. Car :
Il nous a arrachés au pouvoir des ténèbres
et nous a fait passer dans le royaume de son Fils bien-aimé.
Étant unis à lui, nous sommes délivrés,
car nous avons reçu le pardon des péchés.
Ce Fils, il est l’image du Dieu que nul ne voit,
il est le Premier-né de toute création.
Car c’est en lui qu’ont été créées toutes choses
dans les cieux comme sur la terre,
les visibles, les invisibles, les Trônes et les Seigneuries, les Autorités, les Puissances.
Oui, par lui et pour lui tout a été créé.
Il est lui-même bien avant toutes choses et tout subsiste en lui.
Il est lui-même la tête de son corps qui est l’Église.
Ce Fils est le commencement,
le Premier-né de tous ceux qui sont morts,
afin qu’en toutes choses il ait le premier rang.
Car c’est en lui que Dieu a désiré que toute plénitude ait sa demeure.
Et c’est par lui qu’il a voulu réconcilier avec lui-même l’univers tout entier :
ce qui est sur la terre et ce qui est au ciel,
en instaurant la paix par le sang que son Fils a versé sur la croix.
« Or vous, autrefois, vous étiez exclus de la présence de Dieu, vous étiez ses ennemis à cause de vos pensées qui vous amenaient à faire des œuvres mauvaises; mais maintenant, Dieu vous a réconciliés avec lui par le sacrifice de son Fils qui a livré à la mort son corps humain, pour vous faire paraître saints, irréprochables et sans faute devant lui. Mais il vous faut, bien sûr, demeurer dans la foi; elle est le fondement sur lequel vous avez été établis : tenez-vous y fermement sans vous laisser écarter de l’espérance qu’annonce l’Évangile. Cette Bonne Nouvelle, vous l’avez entendue, elle a été proclamée parmi toutes les créatures sous le ciel, et moi, Paul, j’en suis devenu le serviteur.” (Colossiens 1.9-23)

 

Fraternellement en Jésus,

Éléazar, le moine belliqueux

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(1) La Bible Segond 21 (Romanel-sur-Lausanne : Société Biblique de Genève, 2007).
(2) Logiciel Antidote 10 v4.1 pour MacOS, Druide informatique inc., juillet 2020.

 

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