Vendredi saint, Ésaïe 53

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Vendredi saint

Ésaïe 53

« Voici, mon serviteur…

Beaucoup ont été horrifiés
tellement son visage était défiguré
et tant son apparence n’avait plus rien d’humain.

[...]

Car devant l’Éternel, il a grandi tout droit comme une jeune pousse
ou comme une racine sortant d’un sol aride.
Il n’avait ni prestance ni beauté
pour retenir notre attention
ni rien dans son aspect qui pût nous attirer.

Il était méprisé, abandonné des hommes,
un homme de douleur
habitué à la souffrance.
Oui, il était semblable à ceux devant lesquels on détourne les yeux.
Il était méprisé,
et nous n’avons fait aucun cas de sa valeur.

Pourtant, en vérité, c’est de nos maladies qu’il s’est chargé,
et ce sont nos souffrances qu’il a prises sur lui,
alors que nous pensions que Dieu l’avait puni,
frappé et humilié.

Mais c’est pour nos péchés qu’il a été percé,
c’est pour nos fautes qu’il a été brisé.
Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui
et c’est par ses blessures que nous sommes guéris.

Nous étions tous errants, pareils à des brebis,
chacun de nous allait par son propre chemin :
l’Éternel a fait retomber sur lui les fautes de nous tous.

On l’a frappé, et il s’est humilié,
il n’a pas dit un mot.
Semblable à un agneau mené à l’abattoir,
tout comme la brebis muette devant ceux qui la tondent,
il n’a pas dit un mot.

Il a été arraché à la vie par la contrainte, suite à un jugement.
Et qui, parmi les gens de sa génération, s’est soucié de son sort,
lorsqu’on l’a retranché
du pays des vivants?
Il a été frappé à mort
à cause des péchés que mon peuple a commis.

On a mis son tombeau parmi les criminels
et son sépulcre parmi les riches,
alors qu’il n’avait pas commis d’acte de violence
et que jamais ses lèvres n’avaient prononcé de mensonge.

Mais il a plu à Dieu de le briser par la souffrance. » (1)


Comment ne pas voir dans ce texte une description de la mort de notre Seigneur Jésus-Christ?

Pourtant, le prophète Ésaïe qui l’a écrit a vécu 700 ans avant le fait.

A-t-il eu comme une vision des événements? Ou Dieu lui a-t-il simplement révélé la chose? On ne sait pas. Mais c’est un triste tableau qu’il dépeint.

À l’époque, le peuple s’était éloigné de l’Éternel. Le Royaume de Juda, au sud, avait vu les Assyriens envahir, assiéger et déporter le Royaume d’Israël, au nord. C’était le châtiment de Dieu. Et là, c’était au tour de Juda de faire face aux Assyriens.
Dieu avait envoyé Ésaïe pour avertir le peuple du jugement imminent, mais aussi pour l’appeler à la repentance. De plus, le prophète s’était mis à annoncer un « serviteur de l’Éternel », un « messie ». Descendant du roi David, ce messie allait être rempli de l’Esprit de Dieu et rétablir la justice. (2)

Mais… pour réaliser le plan de salut de Dieu, ce serviteur devait mourir pour le peuple…


Nous voici, 2000 ans après le fait, contemplant le même tableau.

Me voici, devant ce tableau…

Il était méprisé,
et je n’ai fait aucun cas de sa valeur.

Pourtant, en vérité, c’est de mes maladies qu’il s’est chargé,
et ce sont mes souffrances qu’il a prises sur lui,
alors que je pensais que Dieu l’avait puni,
frappé et humilié.

Mais c’est pour mes péchés qu’il a été percé,
c’est pour mes fautes qu’il a été brisé.

Le châtiment qui me donne la paix est retombé sur lui
et c’est par ses blessures que je suis guéri.

J’étais errant, pareil à une brebis,
j’allais par mon propre chemin :
l’Éternel a fait retomber sur lui mes fautes à moi.

Il a été frappé à mort
à cause des péchés que j’ai commis.

Le Seigneur Jésus est mort sur la croix à cause de mes péchés. À cause de nos péchés.

Aujourd’hui, pleurons et soyons en deuil.

C’est nous tous qui avons mis à mort le Seigneur Jésus.

Fraternellement,

Éléazar, le moine belliqueux

PS Dans un de ses textes de la série Vers Pâques 2018, ma collègue Débora m’a fait découvrir cette courte vidéo : Regard d’un artiste sur la croix. Réflexion pertinente pour ce jour.

_______________
Tous les passages cités sont tirés de La Bible du Semeur (Colorado Springs : Biblica, 2000).
(1) Livre du prophète Ésaïe, du chapitre 52, verset 13, au chapitre 53, verset 10, première partie.
(2) Voir le chapitre 11 du même livre.

 

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