Une simple bénédiction

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Jour de l’an

Une simple bénédiction

Si vous aviez à bénir quelqu’un, ici et maintenant, sauriez-vous quoi dire?…

Je crois que plusieurs, la majorité des gens en fait, ne sauraient pas. Nous avons tellement peu de modèles, peu d’exemples dans la vie de tous les jours. Je crois qu’on aurait de la difficulté à aller au-delà d’un « soyez bénis » bien général.

Certains ou certaines, plus hardis, oseraient peut-être prendre la parole. Mais je soupçonne que l’on entendrait une prière – du style : « Père, je te prie de bénir untel... » – plutôt qu’une bénédiction proprement dite. C’est hors de notre culture religieuse que de parler avec autorité et de dire à quelqu’un, directement, des paroles de grâce venant de Dieu. On croit qu’on ne peut pas faire une telle chose. Que seul Dieu peut bénir.

Quant à moi, je ne suis pas meilleur qu’un autre. Seulement, je m’exerce depuis quelques années, depuis que j’ai découvert certains principes spirituels. Et j’essaie d’être intentionnel dans ma démarche…

Quelques vérités à croire

À la base, tous conviendront que oui, c’est Dieu qui est la source de toute bénédiction. Toute bonne chose dans cette vie, quelle qu’elle soit, vient de Dieu d’une façon ou d’une autre. En effet, « tout cadeau de valeur, tout don parfait, nous vient d’en haut, du Père qui est toute lumière et en qui il n’y a ni changement, ni ombre due à des variations » (1). Et ce Père compatissant fait briller le soleil sur les bons aussi bien que sur les méchants, sans discrimination. (2)

Toutefois, nous avons plus de difficultés à accepter le fait que les croyants sont les instruments par lesquels la bénédiction est appelée sur les gens. Dans l’Ancien Testament, c’était très clair : les prêtres étaient responsables d’appeler la bénédiction sur le peuple.

« L’Éternel dit à Moïse : Parle à Aaron et à ses fils et dis-leur : Voici en quels termes vous bénirez les Israélites. Vous leur direz : Que l’Éternel te bénisse et te protège! Que l’Éternel te regarde avec bonté! Et qu’il te fasse grâce! Que l’Éternel veille sur toi et t’accorde la paix! C’est ainsi qu’ils m’invoqueront en faveur des Israélites, et moi, je les bénirai. » (3)

« Alors les prêtres descendants de Lévi s’avanceront, car ce sont eux que l’Éternel votre Dieu a choisis [...] pour donner la bénédiction en son nom. » (4)

Or, depuis la mort, la résurrection et l’ascension du Seigneur Jésus, les chrétiens sont des prêtres.

« Mais vous, vous êtes une race élue, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu a libéré pour que vous célébriez bien haut les œuvres merveilleuses de celui qui vous a appelés à passer des ténèbres à son admirable lumière. » (5)

« Il nous aime, il nous a délivrés de nos péchés par son sacrifice, il a fait de nous un peuple de rois, des prêtres au service de Dieu, son Père : à lui donc soient la gloire et le pouvoir pour l’éternité! Amen. » (6)

Alors, puisque les croyants sont des prêtres pour Dieu et que les prêtres ont la responsabilité de bénir le peuple au nom de Dieu, j’en conclus que les croyants ont la responsabilité de bénir les gens au nom de Dieu.

Il s’agit simplement d’apprendre à le faire…

Apprendre à bénir

Pour la plupart d’entre nous, nous avons appris à prier en écoutant les gens prier. Or, apprendre à bénir est plus difficile, simplement parce qu’on entend très rarement des gens autour de nous – même nos pasteurs! – prononcer des bénédictions sur les gens. (Et ça, c’est malheureux!)

Pour ma part, une des clés a été de bien saisir que c’est correct de dire à quelqu’un : « Que Dieu fasse telle chose pour toi… » plutôt que de simplement prier : « Père, fais telle chose pour untel… » Évidemment, la première déclaration n’exclut pas la seconde et il peut être à propos de prier Dieu par la suite pour que la bénédiction se réalise. Mais il faut bien comprendre que Dieu a donné aux croyants l’autorité de bénir en son nom et que s’en tenir à la première formulation est tout aussi efficace que la seconde.

Ensuite, comme je l’ai mentionné plus haut, j’essaie d’être intentionnel dans mes interactions avec les gens, par exemple, dans mes salutations ou mes répliques. (J’en ai parlé dans un billet précédent.) De plus, les cartes de souhaits – pour les anniversaires, Noël ou la nouvelle année – donnent de belles occasions pour s’exercer à bénir les gens.

Personnellement, j’aime utiliser une formule « trinitaire » : « Que le Père fasse telle chose pour toi, que le Fils telle chose, et que l’Esprit telle chose... » Mais ce n’est évidemment pas une règle.

La plus grande difficulté, je crois, est de ne pas simplement dire : « Que Dieu te bénisse! », mais plutôt de développer explicitement quelle bénédiction on veut appeler sur les gens. Par exemple : « Que Dieu garde ton cœur en paix! », « Que l’Éternel te donne la force de persévérer! », « Que le Seigneur Jésus te donne le discernement! »…

Pendant plusieurs années, à la maison à Noël, nous faisions une pige pour un échange de cadeaux, comme plusieurs familles le font. Cependant, nous ajoutions une petite règle : en plus d’un petit cadeau pour la personne pigée, chacun devait acheter (ou confectionner) une carte de souhaits et y écrire une bénédiction. Pour aider les enfants à formuler cette bénédiction, nous leur demandions d’écrire une chose qu’ils aimaient ou appréciaient chez la personne visée, puis une « prière » du style : « je prie que Dieu te… » (Par la suite, il s’agit simplement de laisser tomber le « je prie » et on a une formule de bénédiction!)

 


 

Bon… Ce billet manque certainement de structure, et possiblement aussi de contenu. Mais en fait, c’était simplement un prétexte pour vous dire…

En cette année 2019,
que le Père céleste continue de vous entourer de ses bontés et de sa grâce,
qu’il donne du succès à vos entreprises
et qu’il veille à votre santé et à votre prospérité;
que le Seigneur Jésus-Christ purifie et sanctifie votre cœur,
qu’il fasse briller la lumière de sa sainteté en vous
et qu’il garde votre cœur et vos pensées en lui;
et que l’Esprit saint vous rende sensible à l’œuvre de Dieu en vous et autour de vous,
qu’il renouvelle vos pensées et votre intelligence par la vérité
et qu’il vous guide dans les voies qu’il a préparées pour vous.

Fraternellement en Jésus,

 

Éléazar, le moine belliqueux

_______________
Tous les passages cités sont tirés de La Bible du Semeur (Colorado Springs : Biblica, 2000).

(1) Lettre de Jacques, chapitre 1, verset 17.
(2) Évangile selon Matthieu, chapitre 5, verset 45.
(3) Livre des Nombres, chapitre 6, versets 22 à 27.
(4) Livre du Deutéronome, chapitre 21, verset 5.
(5) Première lettre de l’apôtre Pierre, chapitre 2, verset 9.
(6) Livre de l’apocalypse de l’apôtre Jean, chapitre 1, deuxième partie du verset 5 et verset 6.

 

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