Éléazar, mon nom de plume

Un mot sur moi

Éléazar, mon nom de plume

Utiliser un pseudonyme n’est certainement pas une nouveauté. Plusieurs l’ont fait depuis longtemps pour leur permettre d’exercer une activité — par exemple, l’écriture ou le théâtre — tout en préservant leur vie privée ou en évitant les préjugés et les controverses. De nos jours, l’Internet, avec les réseaux sociaux, les jeux en ligne et les forums de discussion, a rendu la chose beaucoup plus commune. De façon positive, cela aide les utilisateurs à se prémunir contre l’usurpation de leur identité réelle. Mais d’un autre côté, cela permet aussi à certains de se bâtir une personnalité virtuelle et de se cacher derrière, parfois pour des fins plus ou moins louables.

Pour ma part, je ne tiens pas nécessairement à conserver l’anonymat. Mais avoir un nom de plume me permet de me distancer un peu de mes écrits et me donne la liberté d’explorer des idées à l’extérieur des limites conventionnelles de ma confession. De plus, j’aime les jeux de rôles et la possibilité de me créer un personnage me plait. 🙂

Pourquoi le nom Éléazar?

Éléazar est la translittération d’un nom hébreu qui signifie « Dieu a secouru ». (1)

On mentionne plusieurs Éléazar dans l’Ancien Testament, mais il y en a un en particulier qui me fascine. Cette fascination n’est pas le fruit de l’abondance de ce qu’on dit de lui, bien au contraire. Elle vient plutôt de l’image que laisse le peu qu’on en dit.

« Voici les noms des plus vaillants guerriers de David : [...] Le second était Éléazar, fils de Dodo et petit-fils d’Ahohi. Il était l’un des trois guerriers qui accompagnèrent David lorsqu’il défia les Philistins rassemblés pour la bataille. Déjà, les hommes d’Israël battaient en retraite et gagnaient les hauteurs, mais lui tint bon et frappa les Philistins jusqu’à ce que sa main fut engourdie et resta crispée sur la poignée de son épée. Ce jour-là, l’Éternel accorda une grande victoire à Israël; les Israélites n’eurent plus qu’à revenir derrière Éléazar pour s’emparer des dépouilles. » (2)

Voilà, c’est à peu près tout.

Je m’imagine donc ce vaillant soldat, seul au milieu d’un champ d’orge (3), entouré d’ennemis vaincus, titubant peut-être, mais tenant bon, sa main crispée sur la poignée de son épée... Dieu a secouru!

Je veux être un Éléazar dans le monde spirituel. Je veux rester là, même quand tout le monde s’en va. Je veux tenir bon, même quand la force me manque. Je veux rester agrippé à mon épée, coûte que coûte. Que l’Éternel soit mon secours!

Je suis Éléazar, le moine belliqueux.

 

À lire :

mon témoignage de conversion

un moine belliqueux?

 

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Tous les passages cités sont tirés de La Bible du Semeur (Colorado Springs : Biblica, 2000).

(1) Pache, René. Nouveau dictionnaire biblique (St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs, 1992).

(2) Deuxième livre de Samuel, chapitre 23, versets 8 à 10; gras-italique ajouté.

(3) Voir le Premier livre des Chroniques, chapitre 11, versets 12 à 14.