Jour du Souvenir Introduction

À l’assaut, Neuville-Vitasse – Peint en 1918 par Alfred Bastien (1873-1955).
« Bastien a été affecté au fameux 22e Bataillon en octobre 1917.
Le gouverneur général Georges Vanier a plus tard allégué qu’il était l’officier au pistolet. »
Collection du Musée canadien de la guerre.

Une brève introduction

11 novembre, jour du Souvenir. Mais de quoi se souvenir?…

Le jour de l’Armistice a été instauré en 1919 pour commémorer la fin de la Première Guerre mondiale. C’est devenu le jour du Souvenir en 1931, à la mémoire des soldats décédés. (1)

Des soldats décédés, je n’en connais aucun. Et la guerre me semble si loin. Dans le temps, mais aussi géographiquement.

Je me souviens. C’est la devise du Québec et pourtant, je crois que la grande majorité des Québécois ne savent plus de quoi ils doivent se souvenir. Cette devise, c’est Eugène-Étienne Taché qui l’a conçue à la fin du 19e siècle. Il voulait « consacrer la façade de l’Hôtel du Parlement à la mémoire des grands personnages de l’histoire nationale ». Il l’a donc ajoutée sous les armes de la province, au-dessus de l’entrée principale. « Taché voulait faire un Panthéon à la mémoire des héros de l’histoire du Québec et sa devise invite les Québécois à se souvenir. » (2)

Bon, je m’éloigne un peu du sujet…

Mais Je me souviens, c’est aussi la devise du Royal 22e Régiment, basé à la Citadelle de Québec. (3) C’est le seul régiment canadien opérant exclusivement en français. En 2014, on a inauguré une exposition permanente au musée de la Citadelle, pour commémorer les 100 ans d’histoire du régiment. (4) Les membres de ce régiment comprennent la devise comme « je me souviens de mes camarades tombés au combat ». (5)

Bon, ça me ramène un peu sur le sujet…

Le jour du Souvenir a-t-il sa place dans un calendrier liturgique?… Je ne sais pas… Peut-être pas. Mais je veux le mettre dans le mien.

Parce que la guerre, c’est sale et c’est laid. On n’en veut pas, mais elle est parfois nécessaire. Et si nous vivons en paix actuellement dans notre pays, c’est parce que des pères et des frères ont combattu jadis pour nous.

Et même si je suis certainement le dernier à avoir le courage de prendre les armes physiquement pour aller au front, je veux au moins le faire spirituellement. (Rappelez-vous, je suis le moine belliqueux!)

Je veux donc mettre ce jour à mon calendrier. Je veux bénir Dieu pour la paix dont nous jouissons aujourd’hui dans notre pays, sans la tenir pour acquise. Je veux revisiter les faits d’armes de mes compatriotes, pour me rappeler que souvent la paix s’obtient au prix du sang versé.

« Mais maintenant, par votre union avec le Christ, Jésus, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches grâce au sacrifice du Christ. Car nous lui devons notre paix. » (6)

Fraternellement en Jésus,

Éléazar, le moine belliqueux

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Tous les passages bibliques cités sont tirés de La Bible du Semeur (Colorado Springs : Biblica, 2000).

(1) Jour du Souvenir, Musée canadien de la guerre.
(2) La devise québécoise Je me souviens, Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française.
(3) Royal 22e Régiment, Défense nationale.
(4) Exposition permanente; Musée Royal 22e Régiment; La Citadelle de Québec. Long métrage « Je me souviens – 100 ans du Royal 22e Régiment », ONF. Bande annonce.
(5) Explication d’une guide lors d’une visite de la Citadelle de Québec.
(6) Lettre de l’apôtre Paul aux Éphésiens, chapitre 2, versets 13 et 14a.

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