Je me souviens de la Grande Guerre

Bannière - MB Jour du Souvenir - Ypres

La deuxième bataille d’Ypres, 22 avril au 25 mai 1915 – peint en 1917 par le major Richard Jack (1866-1952).
Cette peinture « commémore le premier engagement important des soldats canadiens au front. »
Collection du musée canadien de la guerre.

Calendrier liturgique – Jour du Souvenir

Je me souviens… de la 1re Guerre mondiale

Cette année, c’est le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Une guerre européenne, certes, mais qui allait façonner le Canada moderne. Alors je veux me souvenir.

Évidemment, je n’y étais pas. (Heureusement, devrais-je dire!) Néanmoins, je veux me souvenir. Je veux me bâtir des souvenirs, par respect pour nos pères et nos frères qui y étaient. Parce que nous vivons dans un bon pays, malgré tout notre râlage. Et parce que la paix est quelque chose de précieux.

Je veux me souvenir de cette guerre commencée à l’été 1914. On disait qu’elle se terminerait avant Noël. Elle a duré quatre ans.

Je veux me souvenir de cette guerre de tranchées, où on avançait à coups de baïonnettes sous les tirs d’obus, et où on était déchiré par les barbelés et fauché par les mitrailleuses.

Je veux me souvenir d’Ypres, de Beaumont-Hamel, de Vimy et de Passchendaele, où des dizaines de milliers de Canadiens ont été tués, blessés ou capturés en repoussant l’ennemi.

Je veux me souvenir de la Loi sur les mesures de guerre, de la Loi des élections en temps de guerre, et de la conscription qui a polarisé les communautés.

Je veux me souvenir que cette guerre a abouti à une paix instable – une Europe de l’Est fractionnée, des puissances européennes épuisées politiquement et financièrement, les États-Unis s’isolant, la Russie en guerre civile, la nouvelle Société des Nations impuissante… Craintes et désillusions.

Je veux me souvenir du prix payé. « Près de 61 000 Canadiens furent tués au cours de la guerre, et 172 000 autres furent blessés. Un très grand nombre, encore, rentra au pays l’esprit et le corps brisés. » (1) (La population du Canada à cette époque n’était qu’autour de 8 millions d’habitants. [2])

Bon… finalement, ce ne sont pas de très jolis souvenirs que je me bâtis. Plutôt déprimant, en fait. Mais je veux aussi me souvenir que le prix payé détermine la valeur de ce qu’on obtient.

 


 

« Vous avez été libérés de cette manière futile de vivre
que vous ont transmise vos ancêtres
et vous savez à quel prix.
Ce n’est pas par des biens qui se dévaluent comme l’argent et l’or.
Non, il a fallu que le Christ,
tel un agneau pur et sans défaut,
verse son sang précieux en sacrifice pour vous. » (3)

Père céleste,
je veux me souvenir
de ce qui a une vraie valeur.
Ne permets pas que j’oublie
le prix payé
et aide-moi à vivre avec reconnaissance
dans la grâce obtenue.

Fraternellement en Jésus,

Éléazar, le moine belliqueux

_______________
Toutes les informations sur la Première Guerre mondiale sont tirées du site du Musée canadien de la guerre.
Tous les passages bibliques cités sont tirés de La Bible du Semeur (Colorado Springs : Biblica, 2000).

(1) Le Canada et la Première Guerre mondiale – Le coût de la guerre du Canada. Musée canadien de la guerre.
(2) Population historique du Canada. Wikipédia.
(3) Première lettre de l’apôtre Pierre, chapitre 1, versets 18 et 19.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *