COVID-19_-_La fin du monde?

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COVID-19 – La pandémie

Est-ce la fin du monde?

J’ai recommencé à travailler à la fin du mois d’avril. Sur ma route, en allant au travail, un graffiti est apparu un jour sur un mur. Il disait : « Quand la fin du monde sera finie, call me » (« appelle-moi » en anglais).

Sans vouloir en faire l’exégèse de façon trop sérieuse, je le trouve quand même intéressant. D’un côté, il témoigne du fait que la situation que nous vivons, provoquée par le coronavirus, est temporaire : ça passera et la vie reprendra. C’est ce que le déconfinement partiel des dernières semaines laisse présager.

Mais d’un autre côté, il reconnaît que les bouleversements provoqués sont importants et sérieux, probablement plus pour certains que pour d’autres. En tout cas, plusieurs appréhendent les cicatrices sociales et économiques qui marqueront désormais notre quotidien.

C’est la fin du monde!… J’ai l’habitude de lancer cette phrase, à la blague, quand les choses ne vont pas tout à fait comme je le voudrais. Mais soyons sérieux : est-ce la fin du monde? Ou du moins, la pandémie du coronavirus marque-t-elle le début de la fin?

La réponse courte est : oui et non…

Et pour nous donner un cadre qui permettra de préciser cette réponse, je vous propose de regarder rapidement un texte de l’Évangile…

Le Discours du mont des Oliviers

Jésus a passé la dernière semaine avant sa crucifixion à Jérusalem. Un jour où il sortait du temple avec ses disciples, on a fait des commentaires sur la beauté de ses pierres et la majesté de son architecture. Jésus a alors déclaré : « Il viendra un temps où tout ce que vous regardez sera détruit; pas une pierre ne restera sur une autre. » (1)

Après cela, il est allé s’assoir sur le mont des Oliviers, en face de la ville, et quelques disciples se sont approchés pour lui demander : « Maître […] quand cela se produira-t-il et à quel signe reconnaîtra-t-on que tous ces événements devront avoir lieu? » (2) (L’apôtre Matthieu est plus précis; il écrit : « quel signe annoncera ta venue et la fin du monde » [3].)

La réponse de Jésus est ce que les théologiens appellent le Discours du mont des Oliviers. Les évangélistes Matthieu, Marc et Luc en donnent une version dans leur livre respectif. (4) La version de Matthieu est la plus élaborée, et c’est probablement un des textes les plus difficiles à interpréter du Nouveau Testament. La version de Luc est plus brève et un peu plus simple : c’est celle que je vous propose de lire et de méditer aujourd’hui.

Mais je dois faire deux remarques préalables… D’abord, les dispensationalistes convaincus et les passionnés d’eschatologie seront déçus : mon but ici n’est pas de dresser un tableau détaillé des choses de la fin des temps et de débattre des différentes positions. Je resterai très général et je n’irai pas au-delà du texte du chapitre 21 de l’Évangile selon Luc.

Ensuite, il faut se rappeler qu’étudier les prophéties bibliques et la littérature apocalyptique, c’est un peu comme regarder une montagne imposante à l’horizon : la présence de cette montagne est tellement grande que toute notre attention se porte vers elle et le point de vue ne nous montre pas nécessairement les vallées qui pourraient exister ni la distance qui nous en sépare.

Ainsi, dans le texte que nous lirons dans un instant, Jésus parle de deux événements majeurs : la destruction du temple et le retour du Fils de l’homme. Ces deux événements semblent parfois confondus. Les « signes » évoqués touchent parfois à l’un, parfois à l’autre, et peut-être parfois aux deux… On ne peut en être tout à fait certain. Le texte ne donne pas de repères précis dans le temps. Aujourd’hui, nous savons que le premier événement a eu lieu en l’an 70 de notre ère, mais nous attendons toujours le deuxième.

Donc, à quel signe reconnaîtra-t-on que tous ces événements devront avoir lieu?

1. Faux messies, guerres et soulèvements

« Jésus leur dit : Faites attention, ne vous laissez pas induire en erreur. Car plusieurs viendront sous mon nom en disant : “C’est moi le Messie!” ou encore : “Le temps est venu!” Ne les suivez pas! Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous effrayez pas. Car tout cela doit arriver d’abord; mais la fin du monde ne viendra pas aussitôt après. Puis il ajouta : On verra se dresser une nation contre une nation, un royaume contre un autre. » (5)

Tous les siècles, des guerres ont ravagé le monde et chaque région géopolitique a eu ses pseudo-sauveurs à différentes époques.

Du temps de Jésus, l’attente du Messie annoncé par les prophètes s’était mélangée à une hostilité dormante face à Rome depuis la conquête, ainsi qu’à l’activisme du parti des zélotes. Cela a mené à la Grande Révolte juive qui s’est étendue de l’an 66 à l’an 73 de notre ère et durant laquelle le temple a été détruit par les Romains. (6) C’est probablement à ces événements que Jésus faisait référence ici et il mettait les disciples en garde : Ne vous laissez pas induire en erreur… Ne les suivez pas!… Ne vous effrayez pas…

Mais encore, ces mises en garde traversent les siècles! Ne s’appliqueraient-elles pas aussi, par exemple, à Charles T. Russell et à ses « Étudiants de la Bible » à la fin du 19e siècle, lequel avait prévu le retour de Christ pour 1874 et dont les enseignements sont à la base de ce que nous connaissons comme les Témoins de Jéhovah et la Société de la Tour de garde? (7)

Ou encore à Joseph Smith et à son livre de révélations pour le continent américain – le Livre de Mormon? (8)

Ou à Jim Jones et son Temple du peuple, ou à L. Ron Hubbard et sa dianétique, ou à Raël et sa rencontre du troisième type?

Déjà au premier siècle, l’apôtre Jean disait : « Mes enfants, la dernière heure a commencé. Vous avez appris qu’un “anti-Christ” doit venir. Or, dès à présent, beaucoup d’antichrists sont là. Voilà pourquoi nous savons que nous sommes entrés dans la dernière heure. » (9)

Or, les paroles de Jésus sont claires : tout cela doit arriver d’abord; mais la fin du monde ne viendra pas aussitôt après… « En effet, quand le Fils de l’homme viendra, ce sera comme l’éclair qui jaillit du levant et illumine tout jusqu’au couchant. » (10)

Cet aspect du retour de Jésus est très clair : sa venue sera soudaine, comme un éclair.

2. Tremblements de terre, famines, épidémies et phénomènes cosmiques

« Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies séviront; des phénomènes terrifiants se produiront et, dans le ciel, des signes extraordinaires apparaîtront. » (11)

Voilà : la COVID-19 entre dans cette catégorie…

On pourrait qualifier cette série de signes de « naturels », dans le sens qu’ils touchent à la « nature » – à la création et à l’environnement dans lequel nous vivons. Il est vrai qu’ils semblent prendre une tournure surnaturelle avec des phénomènes terrifiants et des signes extraordinaires. Cela fait penser aux fléaux des premières trompettes de l’Apocalypse (12), mais encore là, un phénomène naturel de grande ampleur peut être extraordinaire et terrifiant. Pensons au tsunami de décembre 2004 dans l’océan Indien, ou à l’éruption du volcan Eyjafjallaljökull en mars 2010 en Islande qui a perturbé le trafic aérien en Europe pendant un mois.

Lorsqu’un phénomène naturel prend des proportions démesurées, on dit que c’est un act of God en anglais, une « intervention divine ». Il est vrai qu’en tant que Créateur, Dieu peut intervenir dans le monde comme bon lui semble, et il le fait. Néanmoins, je crois plutôt que les manifestations dont on parle ici sont des « phénomènes d’usure » de la création qui dépérit depuis que le péché y est entré, spécialement à cause de la mauvaise gestion que nous en faisons.

Pensons-y un peu : surexploitation des ressources naturelles, déforestation, maltraitance des animaux, surconsommation et pollution, décisions basées sur l’accroissement des profits de l’un au détriment du bien-être de l’autre. Selon le Global Footprint Network, nous consommons en six mois ce que la terre peut produire en un an. Nous vivons à crédit en ce qui touche notre environnement.

Et plus j’y réfléchis, plus le texte qui suit me semble d’actualité… C’est un extrait de la lettre que l’apôtre Paul a écrite aux Romains au premier siècle :

« J’estime […] qu’il n’y a aucune commune mesure entre les souffrances de la vie présente et la gloire qui va se révéler en nous.
« C’est en effet cette révélation des fils de Dieu que la création attend avec un ardent désir. Car la création a été soumise au pouvoir de la fragilité; cela ne s’est pas produit de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise. Il lui a toutefois donné une espérance : c’est que la création elle-même sera délivrée de la puissance de corruption qui l’asservit pour accéder à la liberté que les enfants de Dieu connaîtront dans la gloire.
« Nous le savons bien, en effet : jusqu’à présent la création tout entière est unie dans un profond gémissement et dans les douleurs d’un enfantement. Elle n’est pas seule à gémir; car nous aussi, qui avons reçu l’Esprit comme avant-goût de la gloire, nous gémissons du fond du cœur, en attendant d’être pleinement établis dans notre condition de fils adoptifs de Dieu quand notre corps sera délivré. » (13)

C’est fascinant! Paul dit que lorsque les croyants seront libérés de la présence du péché dans leur corps même, la création sera aussi délivrée de la puissance de corruption qui l’asservit. Cette délivrance aura lieu lors du retour du Seigneur Jésus. D’ici là, nous devons continuer à vivre dans ce corps de péché et la création doit continuer de souffrir la corruption en gémissant.

3. La persécution

« Mais, auparavant, on se saisira de vous, on vous persécutera, on vous traduira devant les autorités religieuses juives et vous serez jetés en prison. À cause de moi, vous serez traînés devant des rois et des gouverneurs. Ces choses vous arriveront pour vous donner l’occasion d’apporter un témoignage.
« Ayez donc cette ferme conviction : vous n’aurez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi, en effet, qui vous donnerai des paroles qu’aucun de vos adversaires ne pourra réfuter, et une sagesse à laquelle personne ne pourra résister. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, vos proches et vos amis, qui feront mettre à mort plusieurs d’entre vous. Tout le monde vous haïra à cause de moi. Mais pas un seul cheveu de votre tête ne se perdra. En tenant bon, vous parviendrez au salut. » (14)

Ces paroles se sont réalisées dans les premières décennies de l’histoire de l’Église. On peut le constater en lisant le livre des Actes des apôtres. Par exemple :

  • au chapitre 4, les apôtres Pierre et Jean comparaissent devant le Grand Conseil des Juifs suite à la guérison d’un paralytique;
  • aux chapitres 6 et 7, le diacre Étienne est pris à partie par un groupe de Juifs qui étaient « incapables de résister à la sagesse de ses paroles, que lui donnait l’Esprit » (15);
  • au chapitre 26, l’apôtre Paul, que les Juifs voulaient mettre à mort, présente sa défense devant le gouverneur Festus et le roi Agrippa.

En fait, les trois premiers siècles de l’histoire de l’Église se sont déroulés dans la persécution – et curieusement, cela correspondait aussi à son expansion –, jusqu’en l’an 313 où l’empereur romain Constantin s’est converti et a fait du christianisme la religion de l’état.

De nos jours encore, les chrétiens sont persécutés dans plusieurs pays, comme en Corée du Nord, en Afghanistan, en Somalie et au Pakistan. Et l’Église grandit là-bas…

En occident, parce que la « tolérance » est à la mode, nous sommes libres de vivre notre foi au milieu d’une société qui se sécularise de plus en plus. Mais les choses changeront peut-être bientôt… Nous aussi, nous vivrons peut-être de la persécution ouverte. « Ces choses vous arriveront pour vous donner l’occasion d’apporter un témoignage », nous dit Jésus.

4. La destruction de Jérusalem

« Quand vous verrez des armées ennemies encercler Jérusalem, sachez que sa destruction est imminente. Alors, que les habitants de la Judée s’enfuient dans les montagnes. Que ceux qui se trouveront dans Jérusalem s’empressent d’en sortir. Que ceux qui seront dans les champs ne rentrent pas dans la ville! Ces jours-là, en effet, seront des jours de châtiment où tout ce que disent les Écritures s’accomplira.
« Malheur, en ces jours-là, aux femmes enceintes et à celles qui allaitent! Car ce pays connaîtra une terrible épreuve et le jugement s’abattra sur ce peuple. Ses habitants seront passés au fil de l’épée ou déportés dans tous les pays étrangers, et Jérusalem sera occupée par les païens jusqu’à ce que le temps de leur domination soit révolu. » (16)

La ville de Jérusalem a été détruite, de même que le temple, en l’an 70 par l’empereur romain Titus, soit environ 40 ans après ce discours de Jésus. Cela inaugurait, en quelque sorte, le temps de la domination des nations, comme l’explique l’apôtre Paul :

« Je ne veux pas que vous restiez dans l’ignorance de ce mystère, pour que vous ne croyiez pas détenir en vous-mêmes une sagesse supérieure : l’endurcissement d’une partie d’Israël durera jusqu’à ce que l’ensemble des non-Juifs soit entré dans le peuple de Dieu, et ainsi, tout Israël sera sauvé. […]
« Si l’on se place du point de vue de l’Évangile, [les Juifs] sont devenus ennemis de Dieu pour que vous en bénéficiiez. Mais du point de vue du libre choix de Dieu, ils restent ses bien-aimés à cause de leurs ancêtres. Car les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables. » (17)

Nous sommes donc toujours dans cette période – le temps des nations – jusqu’au moment du retour de Jésus.

5. Des signes extraordinaires dans le ciel

« Il y aura des signes extraordinaires dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur la terre, les peuples seront paralysés de frayeur devant le fracas d’une mer démontée. Plusieurs mourront de peur dans l’appréhension des malheurs qui frapperont le monde entier, car les puissances célestes seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec beaucoup de puissance et de gloire.
« Quand ces événements commenceront à se produire, levez la tête et prenez courage, car alors votre délivrance sera proche. » (18)

Le retour de Jésus sera précédé de phénomènes extraordinaires dans le ciel, qui produiront la frayeur dans le monde entier, au point d’en mourir. Ces phénomènes sont différents des signes « naturels » dont on a parlé précédemment (point 2). Ils touchent spécifiquement au soleil, à la lune et aux étoiles.

Dans le livre de la Genèse, Moïse a écrit : « Dieu dit : Que, dans l’étendue du ciel, il y ait des luminaires pour que l’on distingue le jour de la nuit, et pour marquer les saisons, les jours et les ans. » (19) Pour marquer les saisons…

C’est intéressant! Les astres ont été créés pour marquer le temps. Nous comptons les jours, les mois, les saisons et les années en observant le soleil, la lune et les étoiles, et en mesurant leurs déplacements dans le ciel.

La première venue de Jésus a été marquée par l’apparition d’une étoile discrète. Et seuls quelques astronomes (ou astrologues!?!) de l’Orient ont su interpréter sa manifestation. (20)

Ne serait-il pas normal que la deuxième venue de Jésus – sa venue dans la gloire – soit précédée par un déploiement spectaculaire de phénomènes cosmiques? Un méga feu d’artifices galactiques qui figera de peur ceux et celles qui le verront…

Quand ces événements commenceront à se produire, levez la tête et prenez courage, car alors votre délivrance sera proche.

Et alors, la COVID-19?

Alors, est-ce que la pandémie du coronavirus marque le début de la fin du monde?

Oui, elle fait certainement partie des signes « naturels » qui annoncent la fin, comme nous l’avons vu. Et non… ce n’est pas la première épidémie, et ce ne sera probablement pas la dernière.

Oui, la pandémie a des impacts dramatiques sur la société, à travers le monde. Et non… les gens qui ont vécu à travers la Première Guerre mondiale, puis l’épidémie de grippe espagnole, puis la Grande Dépression, puis la Seconde Guerre mondiale, ces gens ont probablement aussi pensé que c’était la fin du monde. Et nous voilà, cent ans plus tard…

En un sens, la « fin du monde » a commencé au moment de l’ascension de Jésus et le « temps des nations » en marque la dernière période d’activité humaine. (Rappelez-vous : l’apôtre Jean pensait qu’il vivait la « dernière heure »!) Cette période s’étire et personnellement, je ne pense pas que le Seigneur reviendra de si tôt. Je ne dis pas cela par découragement, ni par désillusionnement, ni même par cynisme. En fait, je le dis simplement parce que je commence à prendre conscience de la grandeur de l’amour de Dieu pour l’humanité.

Déjà à l’époque de l’apôtre Pierre – une trentaine d’années après l’ascension de Jésus, peut-être –, il y avait des moqueurs qui disaient : « Eh bien, il a promis de venir, mais c’est pour quand? Nos ancêtres sont morts et depuis que le monde est monde, rien n’a changé! » (21) Ce à quoi, l’apôtre répond :

« Le Seigneur n’est pas en retard dans l’accomplissement de sa promesse, comme certains se l’imaginent, il fait simplement preuve de patience à votre égard, car il ne veut pas qu’un seul périsse. Il voudrait, au contraire, que tous parviennent à se convertir. » (22)

Il fait simplement preuve de patience à votre égard… Il voudrait que tous parviennent à se convertir…

Dieu le Père a payé « le gros prix » pour le salut de l’humanité : « Ce n’est pas par des biens qui se dévaluent comme l’argent et l’or. Non, il a fallu que le Christ, tel un agneau pur et sans défaut, verse son sang précieux en sacrifice pour vous. » (23) Considérant la grandeur du prix payé, n’est-il pas juste que Dieu ne veuille pas qu’un seul périsse?

Alors, si le moment du retour de Jésus se mesure sur la base de la grandeur de l’amour et de la patience de Dieu, serons-nous surpris s’il tarde encore un peu à revenir? Car Dieu a tant aimé… (24)

Le croyant vit donc avec cette tension : l’espérance du retour prochain de Jésus et la grandeur de l’amour et la patience de Dieu.

En attendant, soyons vigilants et vigilantes !

Retournons à notre texte, car la réponse de Jésus continue…

« Il ajouta cet exemple : Prenez le figuier, ou n’importe quel autre arbre. Il vous suffit de voir que les bourgeons commencent à pousser, et vous savez que l’été est proche. De même, quand vous verrez ces événements se produire, sachez que le royaume de Dieu est proche. Vraiment, je vous assure que cette génération-ci ne passera pas avant que tout ne commence à se réaliser. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront jamais. » (25)

Après l’ascension de Jésus, les premiers disciples ont vu certains signes se réaliser. La plupart ont été témoins de la destruction de Jérusalem. Quant à nous, nous continuons d’en voir d’autres. Sachons donc que le royaume de Dieu est proche!

Nous sommes au printemps, littéralement, nous voyons les bourgeons éclater, nous savons que l’été est proche. De même, en vivant les conséquences de la pandémie, sachons que le royaume de Dieu est proche. Les paroles de Jésus ne manqueront pas de se réaliser.

Jésus a terminé son discours en disant :

« Prenez garde à vous-mêmes pour que vos esprits ne s’alourdissent pas à force de trop bien manger, de trop boire et de vous tracasser pour les choses de la vie, sinon ce grand jour vous surprendra tout à coup. Car il s’abattra comme un filet sur tous les habitants de la terre. Restez sur vos gardes et priez sans relâche que Dieu vous donne la force d’échapper à tout ce qui doit arriver et de vous présenter debout devant le Fils de l’homme. » (26)

La pandémie de la COVID-19 devrait être pour nous un (r)appel à la vigilance dans notre attente du retour du Seigneur.

Car avouons-le : il est très facile de nous sentir à l’aise dans notre « petite vie » ici-bas, de rechercher un certain agrément. Nous perdons rapidement de vue les choses célestes à force de nous tracasser pour les choses de la vie.

Mon épouse et moi, nous déménagerons au mois de juin. Nous avions prévu en profiter pour renouveler l’ameublement de la chambre à coucher, du salon et de la cuisine. Dernièrement, je voulais m’acheter un bon vélo pour me remettre en forme. De plus, ce sera notre 30e anniversaire de mariage en décembre, alors nous étions en train de planifier un voyage en Écosse pour le printemps 2021. Il faut convenir que ce ne sont pas de mauvaises choses en elles-mêmes. Mais avec les incertitudes économiques que produit la pandémie, ces beaux projets ne se réaliseront pas tous. Et c’est correct. Parce qu’il y a des réalités spirituelles plus importantes que d’acheter un nouveau sofa ou un nouveau vélo, ou d’aller visiter des châteaux en Écosse.

Et vous, votre esprit s’est-il alourdi à force de vous tracasser pour les choses de la vie?… La pandémie et le confinement ont-ils révélé des failles dans ce qui faisait votre sécurité?…

Nous devons tous rester sur nos gardes, spirituellement.

 


 

Je vous laisse avec un dernier verset qui, selon moi, résume bien ce que nous devons faire devant Dieu pour être vigilante et vigilant spirituellement. C’est aussi un petit chant bien connu! (27)

« On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien;
Et ce que l’Éternel demande de toi,
C’est que tu pratiques la justice,
Que tu aimes la miséricorde,
Et que tu marches humblement avec ton Dieu. » (28)

Je prie qu’à l’aide de ce chant, le Saint-Esprit attise votre espérance du retour du Seigneur et qu’il vous encourage tous à la vigilance.

Bon courage! Le Royaume de Dieu est proche!

 

Fraternellement,

 

Éléazar, le moine belliqueux

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Tous les passages bibliques cités sont tirés de La Bible du Semeur (Colorado Springs : Biblica, 2000).

(1) Évangile selon Luc, chapitre 21, verset 6.
(2) Ibidem, verset 7.
(3) Évangile selon l’apôtre Matthieu, chapitre 24, verset 3.
(4) Si vous voulez lire et comparer les trois versions, voici des liens : Évangile selon Matthieu, chapitre 24; Évangile selon Marc, chapitre 13; Évangile selon Luc, chapitre 21.
(5) Évangile selon Luc, chapitre 21, versets 8 à 10.
(6) Tatiana Pignon. Grande Révolte juive [66-73 apr. J.-C.] – Les clés du Moyen-Orient. Publié le 18 juin 2012; modifié le 2 mars 2018. Consulté le 11 mai 2020.
(7) Histoire des Témoins de Jéhovah – Wikipédia, l’encyclopédie libre. Consulté le 11 mai 2020.
(8) Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours – Wikipédia, l’encyclopédie libre. Consulté le 11 mai 2020.
(9) Première lettre de l’apôtre Jean, chapitre 2, verset 18.
(10) Évangile selon l’apôtre Matthieu, chapitre 24, verset 27.
(11) Évangile selon Luc, chapitre 21, verset 11.
(12) Voir le Livre de l’Apocalypse de l’apôtre Jean, chapitre 8.
(13) Lettre de l’apôtre Paul aux Romains, chapitre 8, versets 18 à 23.
(14) Évangile selon Luc, chapitre 21, versets 12 à 19.
(15) Livre des Actes des Apôtres, chapitre 6, verset 10.
(16) Évangile selon Luc, chapitre 21, versets 20 à 24.
(17) Lettre de l’apôtre Paul aux Romains, chapitre 11, versets 25 à 29.
(18) Évangile selon Luc, chapitre 21, versets 25 à 28.
(19) Livre de la Genèse, chapitre 1, verset 14.
(20) Voir l’Évangile selon l’apôtre Matthieu, chapitre 2.
(21) Deuxième lettre de l’apôtre Pierre, chapitre 3, verset 4.
(22) Ibidem, verset 9.
(23) Première lettre de l’apôtre Pierre, chapitre 1, deuxième partie du verset 18 et verset 19.
(24) Voir l’Évangile selon l’apôtre Jean, chapitre 3, verset 16.
(25) Évangile selon Luc, chapitre 21, versets 29 à 33.
(26) Ibidem, versets 34 à 36.
(27) Si vous ne le connaissez pas, voici une version toute simple : On t’a fait connaître, ô homme – YouTube – Voyageons sécuritaire. Publié par Mlle G le 6 avril 2017; consulté le 27 mai 2020.
(28) Livre du prophète Michée, chapitre 6, verset 8; version Nouvelle édition de Genève (Romanel-sur-Lausanne : Société biblique de Genève, 1979).

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