Christ, notre paix 39

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Le prix de la paix

39 – Vendredi saint

Vendredi « saint », à part des autres – une sorte de « jour du Souvenir » qui rappelle le jour où Jésus est mort en croix.

 


 

Quel désordre, ce jour-là où on a emmené Jésus pour qu’il soit jugé, torturé et tué!

Des gardes « religieux » font de lui l’objet d’un jeu cruel – « Devine qui t’a frappé! » Des prêtres crachent, frappent, giflent, soudoient. Hérode le déguise en roi et le ridiculise. Pilate le condamne malgré lui. Les soldats romains en rajoutent en le couronnant d’épines et en s’agenouillant devant lui pour le saluer comme roi des Juifs. Ils le fouettent, le clouent sur une croix, jouent aux dés pour se partager sa tunique. Et tandis que Jésus est là, exposé nu devant tous, couvert de sang, les passants se moquent et l’insultent.

La bassesse humaine dans toute sa splendeur.

 


 

Jésus garde le silence devant ses accusateurs. Il faut de la force pour se taire! S’il parle, ce n’est pas pour se plaindre, mais pour proclamer la vérité.

Oh, mais si, une plainte : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? (1)

David avait écrit ces paroles des siècles plus tôt. Pourquoi t’éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes? Mon Dieu, je crie […] et tu ne réponds pas. […] Éternel, ne t’éloigne pas de moi! […] Viens vite à mon secours! (2)

Le prix de la paix : le déchirement du corps et de l’âme du Dieu fait chair.

 


 

Jésus rassemble aussi ses forces pour implorer le pardon du Père en faveur de ses bourreaux (de nous, de moi!) et pour remettre son esprit entre ses mains. (3)

La punition qui nous donne la paix est tombée sur lui,
et c’est par ses blessures que nous sommes guéris. (4)

Le prix de la paix : un châtiment tombé sur des épaules innocentes.

L’infinie solitude au cœur de Jésus, ce jour-là!

 


 

Jésus,

Avant de fêter ta résurrection
il me semble convenable de
pleurer ta mort

Mon cœur est oublieux et tient pour acquis
ce qu’il a reçu dans ta grâce

Pardonne ma légèreté et
ravive ma gratitude!

 

Débora

PS Un chant, comme une lamentation (Les soldats ont enchainé tes mains)

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1 Matthieu 27.46.
2 Voir le psaume 22.
3 Voir Luc 24.34, 46.
4 Ésaïe 53.5.

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