Appelé par ton nom 38

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« Si tu traverses de l’eau, je serai moi-même avec toi »

38

Jésus et ses disciples se rendent au jardin de Gethsémané. Il s’éloigne pour prier, mais il emmène Pierre, Jacques et Jean, ses amis les plus proches. Les autres s’endorment.

Il [commence] à être envahi d’une profonde tristesse,
et l’angoisse le saisit.
Alors il leur dit : « Je suis accablé de tristesse, à en mourir. 
Restez ici et veillez avec moi! » (1)

Le trio tombe de sommeil. Jésus cherche le soutien de ses amis, mais ils n’ont rien à offrir.

« Mon Père, si c’est possible, éloigne de moi
cette coupe de souffrance!
Pourtant, ne fais pas comme je veux,
mais comme tu veux! » (2)

Seul dans le jardin, il supplie, il pleure, il crie. Un ange, même, vient le réconforter. (3) Les disciples ne voient rien, n’entendent rien.

Par trois fois, il répète au Père ses supplications. Et puis il gagne la bataille.

La bataille se gagne,
non pas dans l’exaucement de la prière,
mais dans l’alignement des deux volontés :
celle du Fils-homme et celle du Père.

À partir de ce moment,
Jésus ne manifestera plus aucune résistance.

Le baiser de Judas, les gardes armés, la parodie de procès – Jésus s’offre, vulnérable, parce que déjà vainqueur.

 


 

Jésus,

Ton âme triste à en mourir
c’était pour moi
Ton tourment et tes angoisses
c’était pour moi
Ta sueur tombée en gouttes de sang
c’était pour moi

Je ne dois jamais oublier
Je ne dois jamais m’habituer
au prix que tu as payé
sinon je ressemblerais
à l’ami endormi dans le jardin
          bien intentionné
          mais incapable de mesurer
          la solennité du combat mené

 

Débora

_______________
(1) Matthieu 26.37-38; version Semeur.
(2) Matthieu 26.39; version Parole de vie.
(3) Voir Hébreux 5.7 et Luc 22.43.

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