Appelé par ton nom 29

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Sans nom, mais connue

29

La vie de tout être, c’est son sang qui est en lui. (1)

Quoi faire alors quand sa vie s’écoule à n’en plus finir?

 


 

Depuis 12 ans, une femme sans nom perd du sang. (2) Elle ne sait pas ce qu’elle a, les médecins non plus. Ce que tout le monde sait, par contre, c’est qu’elle est en état constant d’impureté. Autrement dit : « Tu ne touches personne, personne ne te touche. Tiens-toi loin. »

Que connait-elle de Jésus pour croire qu’en effleurant simplement le rebord de son vêtement, elle obtiendra la guérison? Elle joue des coudes dans une foule dense et tend la main pour réaliser son plan… Quelle audace! Mais quelle effronterie, aussi : elle rend impurs tous ceux qu’elle touche en passant!

Or le Maitre ne peut pas devenir impur – sa pureté à lui se communique. La femme l’avait-elle compris? Jésus ne fait aucun reproche, au contraire : il la bénit en plus de le guérir. Et elle retrouve la vie.

Ma fille, ta foi t’a sauvée.
Pars dans la paix et sois guérie de ton mal.
Et la femme rentre chez elle la tête haute,
le corps guéri
l’âme bouillonnant de paix.

 


 

Trois ans plus tard, sur la croix,
le sang qui donne la vie
coule et s’écoule
jusqu’à devenir de l’eau.

Jésus n’en retient rien.

 


Jésus,

Tu ne veux pas simplement guérir le corps
tu veux bénir
          faire du bien à l’âme
Donne-moi l’audace
(l’effronterie, pourquoi pas?)
de bousculer les convenances
s’il le faut
quand j’ai désespérément besoin
d’une réponse

Et je recevrai
plus que ce que je demande

 

Débora

_______________
(1) Lévitique 17.14a; version Segond 21.
(2) Voir le récit en Marc 5.25-34. Citation de la version Segond 21.

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