Agneau de Dieu

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Agnus Dei (1635-1640) Huile sur canevas, par Francisco de Zurbarán. Museo del Prado, Madrid (Espagne).

Voici l’Agneau de Dieu!

Note : tous les versets cités sont tirés de la Bible du Semeur (Colorado Springs : Biblica, 2000).

Si on fait une recherche sur Google avec le mot « Pâques », on trouve essentiellement des images de lapins et d’œufs en chocolat. Qu’est-ce que ce genre d’images évoquent chez vous? Quels mots vous viennent à l’esprit?

Il faut convenir qu’en général, on est assez loin du sens de la fête de Pâques…

À Pâques, nous célébrons l’oeuvre que Jésus-Christ a accomplie, notamment sa mort sur la croix et sa résurrection, œuvre par laquelle celui ou celle qui croit est sauvée. En fait, c’est le fondement de notre foi en tant que chrétiens et chrétiennes. Ainsi, pour que notre célébration soit justifiée, il nous faut saisir tout le sens de l’oeuvre accomplie.

Certains passages clés de l’Ancien testament nous aident à mieux comprendre le sens de la fête que nous célébrons de nos jours. La semaine dernière, Tim nous a parlé du sacrifice d’Isaac par Abraham. Cette semaine, j’aimerais explorer avec vous un autre thème.

En fait, c’est un autre animal cute comme le lapin, mais cet animal, loin d’être tout joli, tout beau, pour nous faire sourire, il est mort, égorgé, ensanglanté… Nous allons parler de l’Agneau de Dieu

Nous ouvrirons plusieurs petites fenêtres dans l’Ancien testament, mais nous utiliserons un verset du Nouveau testament comme point d’ancrage. Mais en fait, techniquement, nous pouvons considérer la déclaration de ce verset comme faite par le dernier prophète sous l’Ancienne alliance. Il s’agit de Jean-Baptiste au début de l’Évangile selon Jean…

Jean-Baptiste était parent avec Jésus (voir Luc 1.36). Il appelait les gens à changer de vie afin de recevoir le pardon de leurs péchés, et il les baptisait dans le Jourdain. (Marc 1.4-5) Il disait : « Changez, car le règne des cieux est proche! » Et encore : « Moi, je vous baptise dans l’eau […] Mais quelqu’un vient après moi […] C’est lui qui vous baptisera dans le Saint-Esprit et le feu. » (Matthieu 3.2, 11)

Un jour, Jésus est venu vers Jean pour se faire baptiser : au début, Jean ne voulait pas, mais il a finalement cédé; et lorsque Jésus est sorti de l’eau après son baptême…

« le ciel s’ouvrit pour lui et il vit l’Esprit de Dieu descendre sous la forme d’une colombe et venir sur lui. En même temps, une voix venant du ciel fit entendre ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, celui qui fait toute ma joie. » (Matthieu 3.16-17)

Suite à cela, un autre jour, « Jean aperçut Jésus qui se dirigeait vers lui; alors il s’écria : Voici l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde. » (Jean 1.29)

Voilà la déclaration qui nous intéresse.

L’Agneau de Dieu… Pourquoi, un agneau ?… Et pourquoi cette association avec le péché ?…

C’est ici que quelques passages de l’Ancien testament viendront nous éclairer. Nous allons ouvrir…

Quelques fenêtres sur l’Ancien testament

1re fenêtre : Exode 12 – Institution de la Pâque

Nous ouvrons notre première fenêtre en Exode 12, lors de l’institution de la fête juive de la Pâque. Ce passage fixe le contexte pour toute la thématique de l’agneau.

La famille de Jacob était descendue en Égypte pour échapper à la famine. Là, les fils d’Israël sont devenus un peuple nombreux et puissant. Les Égyptiens les craignaient, alors ils les ont cruellement réduits à un dur esclavage. Et même, pour limiter la croissance du peuple, tous les bébés garçons devaient être mis à mort. (Voir Exode 1)

Après plusieurs années, Dieu a suscité un libérateur pour son peuple : Moïse. (Exode 3.7-10) Moïse et son frère Aaron sont allés voir Pharaon, le roi d’Égypte, pour lui demander de laisser partir le peuple de Dieu. Mais Pharaon a refusé. (Exode 5.1-2) Alors Dieu est intervenu contre l’Égypte en exécutant dix jugements miraculeux, dix fléaux qu’on appelle aussi les « dix plaies d’Égypte ». À chaque fléau, Dieu appesantissait davantage sa main sur Pharaon et son pays, mais celui-ci s’endurcissait. (Exode 6 et suiv.)

Finalement, le dixième fléau allait être terrible : tout fils ainé dans le pays d’Égypte allait mourir. (Exode 11.4-7) Mais Dieu allait faire une distinction entre les Égyptiens et les Juifs.

« L’Eternel parla à Moïse et à Aaron en Egypte. Il leur dit : Ce mois-ci sera pour vous le premier mois de l’année. Donnez à toute la communauté d’Israël les instructions suivantes : le dixième jour de ce mois, que chaque maison ou chaque famille se procure un agneau. […] Vous prendrez un agneau ou un chevreau sans défaut, un mâle âgé d’un an. Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour de ce mois : ce jour-là, tout l’ensemble de la communauté d’Israël immolera ces agneaux à la nuit tombante.

« On prendra de son sang et l’on en badigeonnera les deux montants et le linteau de la porte des maisons où il sera mangé. On en rôtira la viande et on la mangera cette nuit-là avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous n’en mangerez rien qui soit à moitié cuit ou bouilli dans l’eau, tout sera rôti au feu avec la tête, les pattes et les abats. Vous n’en garderez rien pour le lendemain. S’il reste quelque chose jusqu’au lendemain, vous le brûlerez. Vous le mangerez à la hâte, prêts à partir : la ceinture nouée aux reins, les sandales aux pieds et le bâton à la main. Ce sera la Pâque que l’on célébrera en l’honneur de l’Eternel. Je parcourrai l’Egypte cette nuit-là et je frapperai tout premier-né dans le pays, homme et bête, et j’exercerai ainsi mes jugements contre tous les dieux de l’Egypte; je suis l’Eternel. Le sang sera pour vous un signe sur les maisons où vous serez; je verrai le sang, je passerai par-dessus vous. Ainsi le fléau destructeur ne vous atteindra pas lorsque je frapperai l’Egypte. » (Exode 12.1-13)

Et c’est ce qui est arrivé… « Au milieu de la nuit, l’Eternel frappa tous les fils aînés d’Egypte, depuis celui du pharaon, qui régnait sur le trône, jusqu’à celui du détenu qui se trouvait en prison, et aux premiers-nés des animaux. » (Exode 12.29) Suite à cela, Pharaon a laissé partir le peuple d’Israël et Dieu a libéré son peuple de l’esclavage en Égypte. (Exode 12.31 et suiv.)

Depuis cet événement, survenu vers 1450 avant notre ère (ou 1300, selon l’interprétation), les Juifs commémorent leur sortie d’Égypte en célébrant la fête de la Pâque. C’est cette même fête que l’on célébrait à Jérusalem lorsqu’on a crucifié le Seigneur Jésus. Et c’est possiblement aussi dans ce contexte que Jean-Baptiste s’est écrié quelques années plus tôt : « Voici l’Agneau de Dieu... »

Cependant, le portrait est incomplet : il manque l’association de l’agneau avec le péché.

Il nous faut donc ouvrir une deuxième fenêtre sur l’Ancien testament…

2e fenêtre : Lévitique 4 – les sacrifices pour le péché

Cette deuxième fenêtre s’ouvre sur Lévitique 4, un passage qui décrit les sacrifices pour le péché…

Trois mois après sa sortie d’Égypte, le peuple d’Israël est arrivé au mont Sinaï. (Exode 19.1-2) Là, l’Éternel a fait alliance avec le peuple en lui donnant ses lois – dont les Dix commandements – et Moïse est devenu l’intermédiaire entre Dieu et le peuple. (Exode 20) Puis, Dieu a montré à Moïse comment construire le Tabernacle, comment investir Aaron et ses fils comme prêtres, et comment instituer le culte avec les sacrifices. (Exode 25 et suiv.)

Tout ce protocole et toutes ces lois servaient à montrer à quel point l’Éternel est saint, et par le fait même, Dieu appelait son peuple à la sainteté. « Soyez saints, car je suis saint, moi l’Eternel, votre Dieu. » (Lévitique 19.2)

Parmi les sacrifices réguliers que le peuple devait offrir à Dieu, il y avait les sacrifices pour le péché.

« L’Eternel s’adressa à Moïse en ces termes : Parle aux Israélites et dis-leur : Lorsque quelqu’un aura péché involontairement en commettant l’une quelconque des choses qui sont interdites par les commandements de l’Eternel, voici comment on procédera :

« Si c’est le prêtre qui a reçu l’onction qui a péché et qui par là même a chargé le peuple de culpabilité, il offrira à l’Eternel pour le péché qu’il aura commis, un jeune taureau sans défaut, en sacrifice pour le péché. Il amènera le taureau à l’entrée de la tente de la Rencontre devant l’Eternel, il posera sa main sur la tête du taureau et l’égorgera devant l’Eternel. […]

« Si c’est un chef qui a péché en faisant involontairement l’une des choses que l’Eternel son Dieu a défendues dans ses commandements, et qu’il se soit ainsi rendu coupable, dès qu’il se rendra compte de son péché, il ira apporter comme sacrifice un bouc mâle sans défaut. […]

« Si c’est un simple membre du peuple qui a péché en faisant involontairement quelque chose que l’Eternel a défendu dans ses commandements, et qu’il se soit ainsi rendu coupable, quand il se rendra compte de son péché, il apportera comme sacrifice une chèvre sans défaut pour le péché qu’il a commis. Il posera sa main sur la tête de la victime sacrifiée pour le péché et l’égorgera dans le lieu où l’on offre l’holocauste. Puis le prêtre prendra avec son doigt du sang de la victime pour l’appliquer sur les cornes de l’autel des holocaustes, et il répandra tout le reste du sang sur le socle de l’autel. Il ôtera toute la graisse […] et il la brûlera sur l’autel pour que l’odeur du sacrifice apaise l’Eternel. Le prêtre accomplira ainsi le rite d’expiation pour cet homme, et il lui sera pardonné.

« Si l’homme offre un agneau en sacrifice pour le péché, il amènera une femelle sans défaut. […] » (Lévitique 4)

Dans chacun des cas, on posait la main sur la tête de l’animal, on égorgeait l’animal, son sang était répandu à la base de l’autel, et on en brûlait la graisse. C’est ainsi qu’on « payait » pour le péché commis et qu’on recevait le pardon de Dieu.

Avez-vous remarqué…? L’association avec le péché est claire, mais on n’utilise pas toujours un agneau : pour le prêtre, c’est un taureau; pour un chef, un bouc; et pour un membre du peuple, ce peut être une chèvre.

Alors on ne peut pas dire sans l’ombre d’un doute que Jean-Baptiste faisait référence spécifiquement aux sacrifices pour le péché lorsqu’il s’est écrié : « Voici l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde. »

Ici, je me permets d’ouvrir rapidement une autre petite fenêtre…

3e fenêtre : Exode 29.38-42 – Les holocaustes quotidiens

Parmi les nombreuses règles du culte, les prêtres devaient offrir des sacrifices quotidiens, matin et soir :

« Voici ce que tu feras : chaque jour, à perpétuité, tu offriras sur l’autel deux agneaux âgés d’un an. L’un d’eux sera offert le matin, l’autre à la nuit tombante. Avec le premier agneau, tu joindras trois kilogrammes de fleur de farine pétrie avec un litre et demi d’huile fine; puis tu verseras un litre et demi de vin comme libation avec chaque agneau. Tu accompagneras le sacrifice du soir des mêmes offrandes de farine, d’huile et de vin que celui du matin. C’est un sacrifice à l’odeur apaisante consumé par le feu pour l’Eternel. C’est un holocauste que vous offrirez à perpétuité de génération en génération, à l’entrée de la tente de la Rencontre devant l’Eternel, à l’endroit où je vous convoquerai pour m’entretenir avec toi. » (Exode 29.38-42)

Un holocauste est un sacrifice qui était entièrement brûlé. Ces deux agneaux, offerts l’un le matin et l’autre le soir, à chaque jour pour toujours, étaient des sacrifices à l’odeur apaisante

Pourquoi devait-on apaiser Dieu?…

Permettez-moi d’ouvrir ici une parenthèse – plutôt qu’une fenêtre! – pour expliquer quelques grands mots théologiques dont les concepts tissent la toile de fond des passages que nous avons étudiés jusqu’à maintenant…

Quelques mots théologiques…

Propitiation

Donc, pourquoi devait-on apaiser Dieu? Parce que le péché met Dieu en colère.

Mais attention : ce n’est pas une colère arbitraire, comme un enfant gâté qui se fâche parce qu’on l’a privé d’un bonbon. Non, Dieu se met en colère quand sa justice est bafouée, quand sa vérité est méprisée, quand sa sainteté est attaquée. C’est une sainte colère qui réclame une réparation. D’où les sacrifices dans l’Ancien testament.

Le sacrifice apaisait Dieu, le « rendait propice », d’où le terme propitiation – « l’extinction de la colère par l’offrande d’un don » (Dictionnaire biblique pour tous [Valence: Éditions LLB, 1995] ; abrégé DBT plus loin)

Substitution

La sainteté de Dieu est tellement grande que le moindre péché – la moindre désobéissance à ses lois – réclame une vie en réparation. Vous comprenez que dans une telle situation, vous et moi ne durerions pas très longtemps!… Une seule faute et zap!… Fini!

C’est pourquoi, dans sa grâce, Dieu avait donné aux Juifs un système de sacrifice animal, où un animal prenait la place du pécheur. Lorsque celui ou celle qui offrait le sacrifice mettait sa main sur la tête de l’animal avant de l’égorger, le premier s’identifiait en quelque sorte à l’autre avant qu’il ne soit mis à mort. Ainsi, le sacrifice de l’animal comptait comme celui de la personne.

Expiation

L’expiation est étroitement liée à la propitiation. C’est « le processus ou le moyen employé par Dieu pour ôter le péché et permettre aux hommes de retrouver une juste relation avec lui. » (DBT)

C’est, en quelque sorte, la conséquence à subir ou le prix à payer. C’est un sacrifice qui coûte quelque chose.

Fermons cette parenthèse pour l’instant et revenons à la déclaration de Jean-Baptiste pour ouvrir une dernière fenêtre…

Une dernière fenêtre
Ésaïe 53 – Le 4e chant du Serviteur de l’Éternel

Un ou deux jours avant que Jean-Baptiste fasse sa déclaration au sujet de Jésus – « Voici l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde » –, une délégation de prêtres et de lévites étaient venus le voir pour lui demander : « Qui es-tu?… Es-tu Élie?… Es-tu le Prophète attendu?… » (Voir Jean 1.19-22)

Jean avait répondu : « Moi? [...] je suis cette voix dont parle le prophète Ésaïe, la voix de quelqu’un qui crie dans le désert : Préparez le chemin pour le Seigneur! » (v. 23)

Le Baptiste fait référence au chapitre 40 du livre du prophète Ésaïe. Ésaïe a prophétisé plus de 700 ans avant notre ère. Certains disent que son livre est « l’évangile de l’Ancien testament ». C’est lui qui annonce qu’un enfant naitrait d’une vierge et qu’on l’appellerait Emmanuel, ce qui signifie « Dieu avec nous ». (Ésaïe 7.14)

Ésaïe annonce aussi que quelqu’un viendrait, celui qu’on appelle le « Serviteur de l’Éternel ». Il en parle dans quatre passages poétiques – quatre « chants ». Et voici ce que dit le quatrième de ces chants – c’est un texte assez long, mais ça vaut la peine de le lire… Sans compter qu’on le connaît très bien. C’est notre quatrième fenêtre :

« Voici, mon serviteur agira en toute sagesse,
il sera haut placé, très élevé, grandement exalté.

« Beaucoup ont été horrifiés tellement son visage était défiguré
et tant son apparence n’avait plus rien d’humain.

« Car il accomplira le rite de l’aspersion pour beaucoup de nations.
Les rois, à son sujet, resteront bouche close,
car ils verront eux-mêmes ce qui ne leur avait pas été raconté,
ils comprendront ce qui ne leur avait pas été annoncé.

« Qui a cru à notre message? À qui a été révélée la puissance de l’Eternel?

« Car devant l’Eternel, il a grandi tout droit comme une jeune pousse
ou comme une racine sortant d’un sol aride.
Il n’avait ni prestance ni beauté pour retenir notre attention
ni rien dans son aspect qui pût nous attirer.

« Il était méprisé, abandonné des hommes,
un homme de douleur habitué à la souffrance.
Oui, il était semblable à ceux devant lesquels on détourne les yeux.
Il était méprisé, et nous n’avons fait aucun cas de sa valeur.

« Pourtant, en vérité, c’est de nos maladies qu’il s’est chargé,
et ce sont nos souffrances qu’il a prises sur lui,
alors que nous pensions que Dieu l’avait puni, frappé et humilié.

« Mais c’est pour nos péchés qu’il a été percé,
c’est pour nos fautes qu’il a été brisé.
Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui
et c’est par ses blessures que nous sommes guéris.

« Nous étions tous errants, pareils à des brebis,
chacun de nous allait par son propre chemin :
l’Eternel a fait retomber sur lui les fautes de nous tous.

« On l’a frappé, et il s’est humilié, il n’a pas dit un mot.
Semblable à un agneau mené à l’abattoir,
tout comme la brebis muette devant ceux qui la tondent,
il n’a pas dit un mot.

« Il a été arraché à la vie par la contrainte, suite à un jugement.
Et qui, parmi les gens de sa génération, s’est soucié de son sort,
lorsqu’on l’a retranché du pays des vivants?
Il a été frappé à mort à cause des péchés que mon peuple a commis.

« On a mis son tombeau parmi les criminels et son sépulcre parmi les riches,
alors qu’il n’avait pas commis d’acte de violence
et que jamais ses lèvres n’avaient prononcé de mensonge.

« Mais il a plu à Dieu de le briser par la souffrance.
Bien que toi, Dieu, tu aies livré sa vie en sacrifice de réparation,
il verra une descendance.
Il vivra de longs jours et il accomplira avec succès ce que désire l’Eternel.

« Car après avoir tant souffert, il verra la lumière, et il sera comblé.
Et parce que beaucoup de gens le connaîtront,
mon serviteur, le Juste, les déclarera justes et se chargera de leurs fautes.

« Voilà pourquoi je lui donnerai une part avec ces gens nombreux;
il partagera le butin avec la multitude,
car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort
et s’est laissé compter parmi les malfaiteurs,
car il a pris sur lui les fautes d’un grand nombre,
il est intervenu en faveur des coupables. » (Ésaïe 52.13–53.12)

C’est probablement à ce texte que Jean-Baptiste faisait référence lorsqu’il a pointé Jésus en disant : « Voici l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde. »

D’un seul coup, Jean ramassait tout le contexte de l’Ancien testament – avec la Pâque, tout le système de sacrifices, ainsi que l’espérance et l’attente du Messie – et disait : « C’est de lui qu’on parlait! C’est lui qu’on attendait! »

Jésus, l’Agneau de Dieu

Jésus est l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde!

C’est comme si le Saint-Esprit avait transporté Ésaïe dans le temps, à travers les siècles, pour que le prophète soit témoin de l’oeuvre du Seigneur Jésus.

Quant à Jean-Baptiste, il prenait soudain conscience que tous ces siècles de mise en pratique de la Loi avec ses sacrifices, ces siècles d’attente et d’espérance, allait trouver leur dénouement en Jésus.

Car si nous revenons à nos grands mots théologiques, nous pouvons dire que…

Jésus est notre substitut

C’est Jésus qui a pris notre place et qui a subi pour nous la colère de Dieu.

Ésaïe a dit : « En vérité, c’est de nos maladies qu’il s’est chargé, et ce sont nos souffrances qu’il a prises sur lui », et encore : « c’est pour nos péchés qu’il a été percé, c’est pour nos fautes qu’il a été brisé ».

L’apôtre Paul a écrit : « Celui qui était innocent de tout péché, Dieu l’a condamné comme un pécheur à notre place… » (2 Corinthiens 5.21a), et l’apôtre Pierre : « Il a pris nos péchés sur lui et les a portés dans son corps, sur la croix… » (1 Pierre 2.24a).

Jésus a accompli la propitiation pour nous

C’est Jésus qui a éteint la colère de Dieu en s’offrant lui-même en sacrifice.

Ésaïe a dit : « Nous pensions que Dieu l’avait puni, frappé et humilié », et encore : « Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui ».

L’apôtre Jean, quant à lui, a écrit :

« Mes chers enfants, […] nous avons un Défenseur auprès du Père : Jésus-Christ le juste. Car il a apaisé la colère de Dieu contre nous en s’offrant pour nos péchés – et pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. » (1 Jean 2.1-2)

Jésus a accompli notre expiation

C’est par Jésus que notre péché est enlevé et que notre relation avec Dieu est rétablie.

Ésaïe a dit : « Il a été frappé à mort à cause des péchés que mon peuple a commis. »

L’apôtre Paul a écrit : « C’est [Jésus-Christ] que Dieu a offert comme une victime destinée à expier les péchés, pour ceux qui croient en son sacrifice. » (Romains 3.25)

 


 

Jésus est l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde!

Jésus est celui qui enlève mon péché, celui qui enlève votre péché. Croyez-vous cela? Croyez-vous en son sacrifice, comme le disait l’apôtre Paul?

Celui ou celle qui croit n’a plus besoin de tenir un bilan de ses bonnes et mauvaises actions, en espérant d’avoir un bilan positif à la fin de la journée ou en craignant de mourir soudainement avec un bilan négatif. PERSONNE ne peut présenter à Dieu un bilan positif : « Tous ont péché, en effet, et sont privés de la glorieuse présence de Dieu! » (Romains 3.23)

Non, Jésus a été notre substitut. C’est comme si le monde entier – incluant vous et moi – avait la main sur la tête de Jésus lorsqu’il mourrait sur la croix, car le péché du monde a été transféré sur lui. Et en retour, Jésus nous donne sa justice : tous « sont déclarés justes par sa grâce ; c’est un don que Dieu leur fait par le moyen de la délivrance apportée par Jésus-Christ. » (Romains 3.24)

Celui ou celle qui croit n’a plus à craindre la colère de Dieu.

Lorsqu’on vit avec une personne colérique, on marche sur des œufs. On ne sait jamais quel mot ou quel geste fera exploser la bombe. Et quand cette bombe explose, parfois les dommages sont physiques, parfois ce sont des paroles qui brisent et détruisent l’âme… Est-ce ainsi que vous vivez votre relation avec Dieu?…

Il ne faut pas! Car la colère de Dieu – à cause de sa justice qui est bafouée, de sa vérité qui est méprisée, de sa sainteté qui est attaquée… ou plutôt, je devrais dire lorsque vous et moi nous bafouons sa justice, lorsque vous et moi nous méprisons sa vérité, et lorsque vous et moi nous attaquons sa sainteté – la colère de Dieu a été encaissée par Jésus. Celui ou celle qui croit est en paix avec Dieu, réconcilié(e).

« Alors que nous étions ses ennemis, Dieu nous a réconciliés avec lui par la mort de son Fils; à plus forte raison, maintenant que nous sommes réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie. Mieux encore : nous plaçons désormais notre fierté en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a obtenu la réconciliation. » (Romains 5.10-11)

Et celui ou celle qui croit n’a plus à souffrir les « malchances » ou les tuiles de la vie comme un karma. Vous n’avez pas à « payer » Dieu. Vous ne pouvez pas payer Dieu. « Que peut-on donner pour racheter sa vie? » (Marc 8.37)

Jésus a déjà tout payé, il est notre rançon. Il a lui-même dit : « Le Fils de l’homme n’est pas venu pour se faire servir, mais pour servir lui-même et donner sa vie en rançon pour beaucoup. » (Marc 10.45)

Et l’apôtre Paul d’ajouter : « En effet, il y a un seul Dieu, et de même aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, un homme : Jésus-Christ. Il a offert sa vie en rançon pour tous. » (1 Timothée 2.5-6)

 


 

Alors, qu’allez-vous célébrer à Pâques?

Allez-vous simplement célébrer le printemps? Profiter du weekend en mangeant du chocolat? Vous réjouir que la courbe de propagation de la COVID-19 s’est aplatie et redescend (ce que nous espérons tous!)?

Ceux et celles qui croient que Jésus est le Christ, l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde…

  • Ils se réjouissent d’être en paix avec Dieu – Jésus les a réconciliés!
  • Elles se réjouissent d’être libres de leur dette à l’égard de Dieu – Jésus a tout payé!
  • Ils se réjouissent d’être justifiés devant Dieu – Jésus leur a donné sa justice!

Jésus est l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde!

Croyez-vous cela?…

J’espère que cette étude vous a aidé à mieux comprendre, à l’aide de ces passages clés de l’Ancien testament, l’oeuvre que le Seigneur Jésus-Christ a accomplie en notre faveur.

Si vous n’avez pas encore confessé que vous croyez en lui, que vous croyez en cette œuvre qu’il a accomplie – qu’il a accomplie pour vous…

  • que l’Esprit saint – l’Esprit de Jésus – vous donne une ferme conviction dans votre coeur, à l’égard de votre péché et à l’égard de ce que Jésus a fait pour vous;
  • que cet Esprit vous donne le courage de confesser que Jésus est l’Agneau de Dieu, celui qui enlève votre péché;
  • et que ce même Esprit remplisse votre coeur de paix, sachant par la foi que vous êtes réconcilié avec Dieu et justifié devant lui grâce à Jésus.

Si vous avez besoin d’en parler davantage, n’hésitez pas à me contacter et je serai heureux d’avoir une discussion avec vous.

Et pour vous qui avez déjà fait cette démarche, vous qui croyez déjà que Jésus est l’Agneau de Dieu, celui qui enlève votre péché…

  • que le Père céleste remplisse votre coeur de sa grâce et de sa paix, et qu’il vous donne une ferme conviction que vous êtes réconcilié(e);
  • que le Seigneur Jésus vous donne de saisir toujours davantage la grandeur et la portée de l’oeuvre qu’il a accomplie pour vous et moi sur la croix, et qu’il produise en vous la joie et la reconnaissance;
  • Et que le Saint-Esprit vous donne, avec puissance, le courage et la détermination de marcher jour après jour dans la justice, dans la vérité et dans la sainteté qu’il veut produire en nous tous.

Joyeuse Pâques!

Fraternellement en Jésus,

 

Éléazar, le moine belliqueux

 

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